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Le débat du PCM

Le deuxième débat du Publicité-Club de Montréalde 2001, qui s'est déroulé hier à l’hôtel Ritz-Carltonde Montréal, posait la question: "Sommes-nous si différents?".La parole était donnée à Yves Gougoux, chef de ladirection de Publicis-Canada, à Sylvie Lalande, chef descommunications de Bell Canada, à François Vary, représentantau Québec de PMB, et à Gilbert Paquette, vice-présidentde Carat Expert. Leur réponse a été quasimentunanime: "Oui, nous sommes différents."

D’entrée de jeu, François Vary, de PMB, a opposéles traits distinctifs des Québécois à ceux des habitantsdu reste du Canada. "Nous préférons les voitures compactes,sommes un plus grand nombre à porter des prothèses dentaires et sommes plus enclins à suivre desrégimes", a-t-il énuméré. "La langue n’explique pas toutes les différences. La géographiedes lieux, l’accès aux produits et services, la taille des communautés,les écarts de générations et les revenus expliquentle caractère distinct de grands groupes de consommateurs."

"Nous sommes différents, mais pas tant que ça", penseplutôt Gilbert Paquette, de Carat Expert. "La mutation desvaleurs profondes semble toucher toutes les sociétés occidentales.Le côté latin des Québécois accentue toutefoisleur désir de se divertir et d’obtenir plus de temps libre."

"Mais est-ce que la création québécoise doit soulignercette différence?" a demandé Sylvie Lalande, de BellCanada, faisant glisser le débat vers la création publicitaire."Tout dépend du produit à annoncer et des besoins des consommateurs."

"Nous consommons de plus en plus de la même façon", a poursuiviYves Gougoux, de Publicis-Canada. "Les valeurs tendent às’universaliser. Notre culture n’est pas une industrie en soi. C’est unplus. En Europe, toutes les marques cherchent un discours paneuropéen.Pour réussir en France, on doit travailler des idées fortes.Ce qui n’empêche pas une bonne création universelle d’avoirun caractère local."

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