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Beauté gourmande et gourmandise florale

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Les cosmétiques se lancent dans des soins très gourmands et les restaurants ou marques d'épicerie fine créent des produits à base de fleurs et de parfums.

Il en résulte une confusion totale des genres pour susciter toujours plus de sens. Pour ses cosmétiques et ses massages, Caudalie avait exploité le filon du pépin de raisin, aujourd'hui Dior reprend l'intérêt marketing du raisin avec sa crème aux sarments d'Yquem. La choco-thérapie et la mielo-thérapie ont suivi, chaque marque garantissant dans une matière gourmande un effet cosmétique.
Après les agrumes et les fruits rouges, les épices de Noël, on va aujourd'hui bien plus loin : Ladurée sort en effet deux lignes excessivement gourmandes tout en ciblant leur packaging sur son emblématique macaron. L'une est en exclusivité dans ses boutiques autour d'une eau de toilette à l'amande, l'autre chez Sephora joue l'aspect ludique du bain avec des savons macarons à la violette, des poudres corporelles ou sels de bain au parfum de brioche ou de Chantilly. De son côté Old England crée par l'intermédiaire de Tracy Stern des sticks lèvres et des tisanes pour les yeux au thé earl grey.
Pierre Hermé, l'inventeur de l'Ispahan à la rose, avait créé, pour le lancement d'un parfum gourmand de Patou, des macarons parfumés aux essences florales de la dite fragrance.
A l'Hyatt Vendôme, le chef Rouquette est connu pour sa cuisine aux fleurs, mais aujourd'hui, Jean Marc Perrain, chef du Passage Gourmet, va plus loin en créant au Platine une cuisine légère où le sel est remplacée par du bleuet et le sucre par de l'hibiscus ou de la réglisse atomisée.
Moins sélectif, mais néanmoins artisanal, le glacier Dagniaux est célèbre pour ses glaces à la violette, à la lavande ou à la fleur de thym. Hédiard innove avec une confiture groseille géranium et des pâtes de fruits framboise / violette et abricot / romarin. Le chocolatier Richart inonde ses ganaches de fleurs de camomille. Après la fleur d'oranger et le coquelicot-pavot bleu, Maille sort une moutarde à la fraise et au bleuet. Même le thé vert de Lipton se pique d'hibiscus. 
Bientôt donc, nous irons dans un salon de thé acheter nos cosmétiques et nous nourrir à la parfumerie voisine. Tous les codes pré-établis sont bouleversés et les sens chahutés ou en exergue du matin au soir ! Un nouveau marketing s'ébaucherait-il en détournant le client de son achat initial et en l'amenant sur des territoires nouveaux qui sont étrangers à l'idée de départ ?

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