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Trois questions à Jimmy Maymann

Infopresse s'est entretenu avec Jimmy Maymann, partenaire chez GoViral, en prévision de son passage à Montréal. GoViral est une agence londonienne spécialisée en marketing viral. Elle compte plus de 300 campagnes, pour des annonceurs tels Quicksilver, Coke et PlayStation.

Quel est le concept de GoViral?
Nous travaillons avec les agences pour maximiser le placement média en ligne de leurs campagnes virales. Nous ne créons pas ces opérations, mais nous conseillons nos clients sur le meilleur type de contenu et nous plaçons les exécutions (vidéos, jeux, etc.) sur des milliers de sites afin d'assurer leur diffusion. Une fois la campagne virale en ligne, notre système Seed&Track nous permet de surveiller son succès et d'ajuster sa diffusion en conséquence. Nous travaillons parfois directement avec les annonceurs, mais nos clients principaux sont les grandes agences, qui utilisent souvent le marketing viral pour lancer une campagne plus large par la suite.

Vous avez copublié "Welcome to the Media Youcracy, Goodbye to Media Feudalism". Que signifient ces deux concepts?
Jusqu'ici, nous avons vécu dans un environnement média de type féodal. Tout comme les rois et les seigneurs du Moyen Âge qui possédaient la terre, les grands conglomérats possédaient l'espace média. Si vous vouliez mener une campagne, vous deviez acheter votre temps d'antenne chez eux, et le consommateur était passif.
Désormais, nous vivons dans ce que Bob Garfield [chroniqueur au magazine Advertising Age] a nommé "Chaos 2.0". Il y a une explosion des plateformes, et le pouvoir est en train de passer entre les mains des internautes. Voilà ce qu'est une "Youcracy", vous avez le pouvoir de regarder, de commenter et de propager le contenu. Ce nouvel environnement requiert de nouveaux contenus; c'est le rôle du viral. 

De manière générale, les annonceurs sont-ils réticents à employer le viral?
Certains le sont. Plus souvent, les agences des grands réseaux tardent le plus à adopter le viral à son plein potentiel. Pour elles, l'environnement de la publicité télé est davantage familier, et le modèle d'affaires leur semble plus avantageux. Quand ces agences auront trouvé comment en tirer un meilleur bénéfice, elles iront aussi vers le viral. Bien sûr, je ne dis pas que tout l'argent devrait être investi dans ce domaine. Toutefois, pour l'instant, il y a un écart important entre le temps passé en ligne par les internautes, de 25% à 30% de l'utilisation média, et les montants investis par les annonceurs, soit de 8% à 9% des dollars publicitaires. Il y a beaucoup de rattrapage à faire.  

Jimmy Maymann sera invité à la Journée-conférences Infopresse sur le marketing viral, le 21 novembre prochain. Pour plus d'information sur cet événement ou pour réserver vos billets, cliquez ici.

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