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Le plus mode des Dyson

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Étonnant mariage que celui de la mode et du design industriel auquel ont assisté les invités du défilé printemps-été 2008 d'Issey Miyake à Paris, le 2 octobre.

James Dyson, empereur mondial de l'aspirateur, a rencontré le célébrissime créateur japonais alors qu'il était le président du Musée du design de Londres. Les deux partagent une passion pour l'innovation et la technologie. Malgré la finalité très différente de leurs produits, ils pratiquent leur métier de la même façon.

Aujourd'hui, Issey Miyake s'est retiré du devant de la scène, laissant sa place à Dai Fujiwara, collaborateur de longue date, en particulier pour les marques Apoc, la filiale laboratoire de Miyake.

Mais la complicité avec James Dyson demeure et se concrétise avec ce défilé et une collection spéciale Dyson-Miyake. Sur le thème du vent, Dai Fujiwara a conçu une collection et un défilé dont la scénographie a été confiée à James Dyson "maître du vent" tel que l'a présenté Dai Fujiwara lors de la conférence de presse qui a suivi le défilé.

Si la marque Dyson devait se résumer à un symbole, ce serait celui d'un cône jaune, la pièce abritant la tornade avaleuse de poussière caractéristique première de la technologie Dyson.

C'est bien celui-ci, immense, qui s'est soulevé afin de laisser la place aux mannequins, lesquels était "expulsés" par un boyau jaune, le tuyau de l'aspirateur. De chaque côté des gradins, étaient disposés des tubes accordéons tout aussi jaunes, qui, selon les tableaux, se tortillaient et soufflaient une simple brise ou un sérieux coup de vent.

Mais ça n'est pas tout, au-delà de la scénographie et à la grande surprise de James Dyson, le designer a littéralement conçu une partie de sa collection à partir des pièces des aspirateurs. Il les a d'abord démontées, décortiquées, mises à plat. De leurs formes, il a conçu les patrons composant un imperméable, une jupe ou un blouson. Ici, une poignée devient emmanchure, là un filtre inspire un chapeau etc.

Au final, malgré l'apparente incongruité de la démarche, les vêtements ont leur propre caractère, peu importe qu'on décèle de quoi ils sont fabriqués. Reste à voir comment réagiront les clientes devant cette audace et si elles voudront bien avoir un Dyson sur le dos!

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