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Sacrément beau

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Une longue et riche histoire lie les moines de Saint-Benoît-du-lac à l'architecture et au design; elle se poursuit par l'ajout d'éléments choisis et créés dans l'esprit de modernité qui anime cette communauté.

Si elle existe depuis 1912, c'est en 1941 qu'a été achevée la construction de cette célèbre abbaye conçue par le moine architecte Dom Paul Bellot, qui a aussi créé le dôme de l'Oratoire Saint-Joseph à Montréal. On y retrouve tous les caractères de son style, en particulier l'usage de la brique polychrome.

Cette imposante construction fut par la suite complétée par un des ses disciples, Dom Claude-Marie Côté, qui a utilisé sans retenue de la couleur à l'intérieur de la partie hôtellerie du monastère. Au début des années 90, la communauté s'est engagée dans d'importants travaux et a confié à l'architecte montréalais Dan S. Hanganu la construction de l'église abbatiale. Sans hésiter, la communauté a suivi l'architecte dans la création d'un lieu résolument contemporain, sobre, dépouillé où la lumière et ses jeux jouent un rôle prépondérant. L'architecte a aussi dessiné tout le mobilier de l'église, des chapelles et des confessionnaux adjacents.

Il ne manquait que quelques accessoires importants pour compléter ce cadre, et c'est toujours animés par cet esprit de modernité que les moines ont commandé à l'artisan-designer François Béroud (un spécialiste du travail de l'acier) un tabernacle, puis des chandeliers et même une crosse pour l'abbé.

La pièce-maîtresse de cette longue collaboration est certainement le tabernacle qui, tout en suivant les nombreuses et strictes règles de fabrication des objets sacrés, est en soi un bel objet de design.

Il est "double face", car il se trouve entre deux chapelles, l'une publique, l'autre privée, réservée aux moines et aux hommes. Il a fallu pour son installation, une dérogation particulière qui permettait à la collaboratrice de François Béroud d'y pénétrer. La boîte est parfaitement intégrée au mur dans un cadre de pierre, ne montrant aucune charnière, ni système d'attache. Seul un cercle de cuivre en son centre laisse deviner l'importance de son symbole et de son contenu.

À la suite de cette première commande et après de riches et longues discussions entre l'artisan et le père Prieur sur toutes sortes de sujets touchant à la vie religieuse et à la création, la collaboration se poursuit avec la conception de nouveaux chandeliers. L'église et la chapelle qui contient le tabernacle sont ouvertes au public.

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