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Responsabilité corporative à l'égard de la forêt boréale

Le rapport de Greenpeace décrit la "chaîne de destruction", de la forêt boréale jusqu'au consommateur.

Une trentaine d'entreprises, dont Rona, Toys-R-Us et Time, sont montrées du doigt par Greenpeace pour leurs pratiques d'approvisionnement. Dans un rapport rendu public lundi, l'organisme dénonce des pratiques qui "encouragent la destruction de la forêt boréale du Québec et de l'Ontario afin de fabriquer des produits de consommation courante."

Si l'ONG s'en prend à quatre entreprises forestières -- Abitibi-Consolidated, Kruger, Bowater et SFK Pâte --, qu'elle considère comme directement impliquées dans la destruction de la forêt boréale, elle dénonce également leurs clients corporatifs, au Canada, aux États-Unis et en Europe.

Qu'il s'agisse de Rona, qui leur achète du bois pour ses produits tels que le recouvrement de plancher, d'entreprises comme Best Buy et Wal-Mart, qui utilisent leurs papiers pour imprimer des catalogues, ou encore des groupes Hachette et Time pour l'impression de leurs livres et magazines, plus de trente entreprises sont ainsi montrées du doigt pour leurs politiques d'approvisionnement.

Dans son rapport, Greenpeace énumère également les actions que devraient prendre ces entreprises : adopter des politiques d'approvisionnement responsable, cesser temporairement de se fournir auprès des quatre entreprises visées, travailler avec leurs fournisseurs pour obtenir la certification FSC, etc.

À cet égard, l'ONG cite de nombreuses entreprises ayant récemment adopté des politiques progressistes. On y souligne ainsi les progrès accomplis par Hydro-Québec, la Commission scolaire de Montréal et Mountain Equipment Coop, toutes engagées dans l'achat de papiers contenant une part de fibres recyclées.

Parmi les nombreuses réactions qu'a suscité la publication du rapport, Rona a déclaré n'acheter "aucun produit provenant d'espèces en danger" et favoriser les produits forestiers certifiés (FSC, CSA, SFI ou ISO). L'entreprise, qui a en outre souligné qu'elle était en communication depuis quelques mois avec plusieurs groupes d'intérêt, dont Greenpeace, afin d'échanger au sujet des pratiques forestières canadiennes, a rappelé qu'elle travaillait actuellement à l'élaboration d'une politique de développement durable, dont les principaux éléments seront rendus publics cet automne.

Pour télécharger le rapport Destruction en chaîne : Les grands périls de la forêt boréale, cliquer ici.

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