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MédiaMatin s'ouvre à la pub

La première une de MédiaMatin, le 25 avril dernier

Depuis hier, MédiaMatin, le quotidien gratuit des employés du Journal de Québec mis en lock-out par Quebecor, invite les annonceurs à acheter de la publicité dans ses pages.

"Il n'y a pas de limite concernant la publicité dans la décision du juge rendue la semaine dernière", explique Denis Bolduc, président et porte-parole du syndicat des journalistes et éditeur du nouveau journal. Pour lui, cette décision de diffuser de la publicité a pour objectif  "de donner à MédiaMatin l'ampleur qu'il lui faut pour ramener Quebecor à la table des négociations".

Les profits générés par la vente de publicité couvriront les frais de production du journal. "Le but est d'autofinancer le journal, non pas de générer des profits. Nous voulons, par exemple, établir un système de compensation pour la distribution", dit le porte-parole. Il ajoute qu'il n'est pas impossible que le nombre d'exemplaires, pour l'instant de 40 000 par jour, augmente tout comme le nombre de pages, actuellement de 24.

Denis Bolduc n'a pas voulu nommer les annonceurs intéressés, mais a confirmé qu'ils étaient très nombreux à vouloir profiter de ce nouveau média dont tous les exemplaires seraient épuisés quotidiennement.

Les tarifs publicitaires varient, pour une seule parution, de 1800$ pour une couverture arrière à 360$ pour 1/4 de page. Le supplément pour une publication en quatre couleurs est de 400$. MédiaMatin avertit cependant les annonceurs que, comme il est un moyen de pression visant à régler un litige, la publication cessera aussitôt qu'une entente interviendra.

La semaine dernière, la Cour supérieure a refusé d'émettre une injonction pour faire cesser la parution du journal des syndiqués publié depuis le 25 avril. Par contre, Quebecor entend demander à la Cour d'appel d'infirmer cette décision.

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