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Comment tricher sur Internet sans se fatiguer (suite)

Voici la suite de l'article sur les moyens utilisés par certains internautes pour fausser les résultats des recherches sur Internet.

Autre moyen malicieux d'obtenir un bon référencement, les «splogs» pullulent sur le Net. Ceux-ci sont les spams de la blogosphère. Des internautes créent un site qui reprend sans autorisation les textes d'autres blogues. Le président de Twist Image, Mitch Joel, a été confronté à ce problème lorsqu'il a voulu mener une recherche de son nom sur Internet. Plusieurs sites reprenant des passages de son blogue se retrouvaient en bonne position dans les résultats de recherche. Bien entendu, les auteurs de ces splogs ajoutaient AdSense, de Google, en marge des textes afin de générer des revenus. Tout ça, sans produire de contenu original. 

D'autres splogs se contentent de mettre en ligne une série de mots-clés sans queue ni tête. Les recherches sur Internet ont alors de bonnes chances d'aboutir à leur adresse. Également, l'auteur d'un splog peut créer plusieurs splogs qui créent des hyperliens entre eux, afin d'obtenir un meilleur classement.

"Devrais-je être fâché que mes textes soient repris sans permission ou heureux d'obtenir de nouveaux lecteurs et des liens vers mon blogue?", demandait Mitch Joel sur son site en parlant du phénomène. Ultimement, conclut-il, les bénéfices à court terme seront éclipsés par les effets à long terme. Les recherches sur des moteurs comme Google deviendront une série de splogs sans intérêt pour les internautes.

Il existe toutefois des moyens légaux, bien que controversés, d'améliorer son classement sur les outils de recherche. De plus en plus de blogueurs acceptent de livrer des critiques de produits contre rémunération. Des sites tels que ReviewMe.com et PayPerPost font le lien entre les entreprises qui souhaitent profiter de ces médias de créneau et les blogueurs prêts à mettre leur plume au service d'un produit. Les blogueurs sont généralement libres de publier des commentaires positifs ou négatifs. Toutefois, plus les billets d'un blogueur sont positifs, meilleures sont ses chances d'être sollicité de nouveau. Pour certains auteurs, les billets payés représentent un revenu de 2500$ par mois.

Plusieurs entreprises utilisent les blogueurs à gages pour créer un nombre important de liens vers leur site. Un article du Globe and Mail rapportait récemment que Go Big Network a réussi à améliorer son classement en investissant 460$ répartis sur 12 blogueurs. Dans leurs textes, ils devaient créer un hyperlien sur les mots "small business funding". Go Big utilisait déjà ce groupe de mots, mais l'ajout des 12 blogueurs et de l'achalandage subséquent lui a permis de se retrouver rapidement parmi les 10 plus fortes recherches sur Google (il apparaît aujourd'hui en 15e position).

Influencer les moteurs de recherche peut parfois s'avérer tentant pour les entreprises ou individus qui souhaitent améliorer leur présence sur Internet. Mais il vaut mieux utiliser des moyens honnêtes pour y arriver. Lors de la Journée-conférences Infopresse sur les moteurs de recherche cette semaine, l'évangéliste de Google pour AdWords, Frederick Vallaeys, mettait en garde les personnes qui tentent de fausser les résultats. "Nous sommes constamment à l'affût des moyens employés pour influencer artificiellement les classements, a-t-il dit. Si vous voulez le faire, recourez à des moyens honnêtes. Car quand nous attrapons un site qui agit de façon malhonnête, nous prenons des moyens pour rectifier la situation. Et vos deux semaines parmi les 10 sites les plus recherchés pourraient résulter en plusieurs mois à la toute fin des résultats."

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