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Comment tricher sur Internet sans se fatiguer

Dans un monde (virtuel) dominé par les outils de recherche, de plus en plus d'individus et d'entreprises tentent de biaiser les résultats de classement afin de sortir en tête. Le top 10 est devenu le triangle d'or d'Internet.

Internet, version 2.0, compte sur les utilisateurs pour créer du contenu, mais aussi pour une panoplie de classements. Certains sites, comme Amazon, se fient aux consommateurs pour fournir des critiques des livres mis en vente, tandis qu'eBay, de son côté, donne une cote d'appréciation aux vendeurs réguliers en fonction des votes des acheteurs.

D'autres poussent encore plus loin la même logique. Digg, Reddit et maintenant MySpace News font confiance aux visiteurs pour déterminer le classement des nouvelles du jour. Certains journaux québécois et internationaux ont d'ailleurs choisi une tactique similaire en affichant les "nouvelles les plus lues".

Mais alors que les classements valent maintenant leur pesant d'or, plusieurs petits futés ont développé des techniques pour détourner les résultats des recherches à leur avantage.

Une technique particulièrement populaire est appelée "Geek baiting", littéralement "appâter les nerds". L'approche vise à tirer profit des sites de classement de nouvelles par les utilisateurs, comme Digg. En publiant un texte qui plaira aux communautés de "nerds", qui utilisent ce genre de système, les individus ou organisations espèrent qu'il sera repris sur l'un de ces sites. Si le lien vers l'article en question se retrouve sur la première page de Digg, par exemple, cela signifie potentiellement des millions de visiteurs sur le site qui héberge le texte. Et si celui-ci contient de la publicité, le propriétaire empoche la manne.

D'autres variations sur le même thème incluent les groupes de voteurs et les achats de votes. Dans le premier cas, un groupe se forme pour faire l'autopromotion des textes d'un des membres, en votant pour celui-ci. Dans la deuxième version, une entreprise embauche une firme qui recrute des internautes prêts à vendre leur vote au plus offrant.

Pour sa part, eBay a aussi souffert de la manipulation des votes. La technique est aussi simple que malhonnête. Des vendeurs créent une bonne cote de confiance en vendant des articles à bas prix et en offrant un service hors pair. Quand un nombre suffisant d'acheteurs ont donné une note positive, le malfaiteur utilise cette cote de confiance pour vendre des produits dispendieux... et fictifs. Les acheteurs ne les reçoivent jamais, et l'arnaqueur a tout le temps voulu pour fuir.

La suite de cette chronique la semaine prochaine. À lire entretemps, un texte de Wired d'où sont tirés plusieurs des éléments de cet article.

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