La référence des professionnels
des communications et du design

Petits pavillons et autres folies

Cliquez ici pour voir toutes les photos

Pour sa troisième édition, Artefact Montréal - sculptures urbaines célèbre l'Exposition universelle de Montréal de 1967; 40 ans plus tard, 20 artistes des 5 continents ont été invités à créer des installations in situ et éphémères jouant avec la notion de "pavillon".

Ces installations font écho aux pavillons thématiques et nationaux d'Expo 67 dont quelques-uns subsistent, comme ceux des États-Unis (Biosphère), de la Corée et celui de la France, devenu le Casino de Montréal.

Les oeuvres étant réalisées par des artistes en arts visuels, le terme "pavillon" ne désigne pas ici une véritable construction architecturale, mais rappelle les "folies" (du latin folia: "feuille") qu'on bâtissait autrefois dans les parcs ou les jardins.

Après le canal de Lachine en 2001 et le parc du mont Royal en 2004, la triennale nomade investit cette fois l'île Sainte-Hélène avec l'idée de revisiter un lieu, mais aussi une époque. Les oeuvres sont disséminées sur un parcours conçu pour se franchir à pied en moins de 90 minutes.

Mathieu Beauséjour (Québec), Pentagone: labyrinthe pour dragueur.

BGL - Jasmin Bilodeau, Sébastien Giguère et Nicolas Laverdière - (Québec), La mouche et le sucre: critique de la société de consommation prenant la forme d'un faux kiosque de crème glacée inaccessible, envahi d'une multitude d'insectes.

Jacques Bilodeau (Québec), Tour molle: structure qui passe d'un état mou à une condition de rigidité et dans laquelle le visiteur peut se glisser.

Catherine Bolduc (Québec), Le bout du monde: une porte placée dans le sol, à flanc de colline, propose une expérience d'inspiration féérique.

Diane Borsato (Ontario), Éclipse - 21 février 2007: photo de l'artiste le jour où elle a réalisé une boule de neige surdimensionnée qui, avec la perspective, éclipsait la Biosphère.

Marie-Claude Bouthillier (Québec), Étang: espace entièrement bleu où le ciel et la peinture semblent se confondre en une étendue presque aquatique.

Alexandre David (Québec), Sans titre: projet combinant l'espace de la place publique à celui du pavillon architectural tout en déconstruisant la mécanique du monument.

Robbin Deyo (Québec), La fin de mon arc-en-ciel: petits cubes faisant office de bancs publics, réalisés avec les couleurs de l'arc-en-ciel.

Aganetha Dyck (Manitoba), Nestling Sites, Sites for small life formes: structures légères aménagées dans les arbres, à l'attention de tous ceux, insectes, petits animaux et spectateurs, qui prêtent attention "aux petites choses simples".

Marion Galut (France), La vague et l'océan: pavillon sonore, véritable fenêtre sur la mer.

Trevor Gould (Afrique du Sud), Devils playground, architecture for a petting zoo: à proximité de l'ancien pavillon américain, réplique du "vrai" pavillon de Mickey Mouse.

Peter Hasdell (Australie) et Patrick Harrop (Québec), Pneuma: structure qui semble respirer et bouger lorsque le spectateur s'en approche.

Caroline Hayeur en collaboration avec In situ (Québec), Shanghai 2010_Montréal 1967: modernités: le pavillon prend la forme d'un couloir où sont exposées les images des mutations connues, à plus de 40 ans de distance, par deux villes hôtesses d'une exposition universelle.

Mireille Lavoie (Québec), Babkas: avec son double espace recouvert de dômes de bois, cette oeuvre dialogue à la fois avec une architecture séculaire et les abris que peuvent se construire les enfants.

Mathieu Lefèvre (Alberta), Accès public: structure, sorte de tour d'ivoire, où des tableaux célèbres, loin de s'offrir au public, semblent au contraire inaccessibles, inatteignables.

Samuel Roy-Bois (Québec), Le visible et l'indivisible: à la frontière entre le mobilier et l'architecture, cette sculpture ambigüe transforme autant l'espace environnant qu'elle en subit l'influence.

Henri Sagna (Sénégal), Insect1: des insectes surdimensionnés s'installent sur l'ancien pavillon de la Corée sur des modes à la fois ludiques et inquiétants.

Stephen Schofield (Québec), Hedging: structure ancrée dans le bassin, à l'ombre de la Biosphère.

Martha Townsend (Québec), à ciel découvert: deux cercles concentriques parlent autant de folie architecturale que de la « folie » mythique de Narcisse.

Chih-Chien Wang (Taïwan), Cross water: pavillon invisible, mais qui peut s'entendre pour peu que les visiteurs se déplacent dans la clairière et déclenchent eux-mêmes une trame sonore richement diversifiée.

Jusqu'au 30 septembre

comments powered by Disqus