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Hausse marquée des dépenses en télévision

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Les dépenses des stations privées généralistes de télé du Québec ont augmenté deux fois plus vite que leurs revenus au cours des trois dernières années. La croissance des dépenses a atteint 15,7% de 2003 à 2006, alors que les revenus n'ont gagné que 7,2% (graphique 1).

Au chapitre des revenus, la presque stagnation des ventes de publicité nationale et réseau explique cette piètre performance d'ensemble de TVA, TQS, CTV, Cogeco et des autres diffuseurs traditionnels. Alors qu'elles représentent 58% de l'ensemble des recettes des stations de télé, les ventes aux grands annonceurs n'ont progressé que de 1,4% pendant la période de trois ans. Les ventes locales ont mieux fait, avec une hausse de 8,1%. Contrairement à ce qui se passe à l'échelon national, les stations ne subissent pas la concurrence des chaînes spécialisées dans leur marché local.

De l'autre côté de l'équation, les sommes que les diffuseurs consacrent à la programmation et qui représentent les deux tiers de toutes les dépenses ont bondi de 25%. Celles relatives aux équipes de vente et aux frais de promotion ont augmenté de 13%, alors que celles qui touchent l'administration et les frais généraux ont diminué de 12%.

Quand la courbe qui reflète l'évolution des coûts est plus accentuée que celle qui mesure la variation des revenus, les bénéfices s'amenuisent. De fait, la marge bénéficiaire avant impôts et intérêts des 26 stations généralistes de télé du Québec prises dans leur ensemble a été, en 2006, la plus faible des 10 dernières années (graphique 2). Pour chaque tranche de revenus de 100$, le profit a été de 5,53$ en 2006, comparativement à 10,02$ l'année précédente. La situation est similaire à l'échelle du pays, alors que la marge n'a été que de 4,14% en 2006, en chute de près de 7 points par rapport à 2005.

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