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Un manifeste pour un Québec durable

Des universitaires ont lancé la semaine dernière un Manifeste pour un Québec durable, dans lequel ils dressent les grands enjeux de notre société et proposent des pistes de solution. Ce document est cosigné par une dizaine de personnalités, parmi lesquelles figurent Corinne Gendron, de la Chaire de responsabilité sociale et de développement durable de l'UQAM, et Karel Mayrand, directeur d'Unisféra.

Le document se penche sur les grandes problématiques auxquelles fait face le Québec : l'endettement écologique, les risques climatiques, le développement urbain, etc. Pour y répondre, les auteurs du manifeste proposent cinq pistes de solutions :

  1. Développer une fiscalité verte, afin d'influencer les comportements des entreprises et des citoyens par l'intégration des coûts environnementaux et la création d'incitatifs financiers. Cela impliquerait également l'application des principes d'utilisateur-payeur et de pollueur-payeur. Ces redevances permettraient en outre de financer un fonds vert des générations, en vue de rehausser le capital écologique du Québec.
  2. Calculer et neutraliser notre déficit écologique, notamment en développant des comptes publics verts à partir d'indicateurs et d'outils de calcul. Cela permettrait l'établissement d'objectifs de réduction du déficit écologique et d'amélioration du capital écologique.
  3. Produire et diffuser de l'information environnementale, afin de mieux outiller les citoyens, les entreprises et les décideurs. Ceci inclut notamment l'établissement d'un réseau québécois de recherche et de collecte de données sur le développement durable et la production d'un rapport annuel sur l'état de l'environnement.
  4. Renforcer la mission environnementale de l'État afin qu'elle soit à la hauteur du rôle que joueront nos écosystèmes et nos ressources naturelles dans l'avenir collectif du Québec. Cela passerait notamment par la création d'un super-ministère à vocation environnementale, dans lequel seraient fusionnées les missions environnement, ressources naturelles, faunes et parcs, et agriculture de l'État.
  5. Responsabiliser les citoyens et les entreprises, à travers une gestion plus participative des écosystèmes et des ressources naturelles, le rehaussement du financement des fondations et associations environnementales, et l'imposition d'une triple reddition de compte (économique, sociale et environnementale) pour toutes les entreprises de plus de 50 employés.

Pour télécharger le document complet, cliquer ici. On peut également le commenter sur le blog mis en ligne par les auteurs (cliquer ici).

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