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Virginia Tech domine les médias sociaux

La tuerie de Virginia Tech, lundi dernier, s'est rapidement répercutée dans les médias sociaux toute la semaine.

Le populaire site de réseautage Facebook a particulièrement fait les manchettes grâce à son rôle pour rassurer les parents et amis des étudiants de l'université. Alors que les réseaux cellulaires étaient surchargés, un groupe intitulé "I'm ok at VT" a été créé le jour de la fusillade pour répertorier les personnes saines et sauves, mais aussi faire le décompte des étudiants blessés ou assassinés. À ce jour, Facebook compte plus de 500 groupes créés sous le thème "Virginia Tech".  

Sur Technorati, le terme "Virginia Tech" a bien sûr dominé le classement des expressions les plus recherchées toute la semaine.

L'encyclopédie collaborative en ligne Wikipedia a aussi vu apparaître la page Virginia Tech Massacre, décrivant les événements en temps réel. Pour illustrer la page, les internautes ont utilisé des photos des médias traditionnels, mais aussi des images prises de l'intérieur à l'aide de téléphones cellulaires. Une topographie des lieux est même disponible grâce à une photo de TerraServer.  

Le blogueur de Canoë, Dominic Arpin, pointe également vers un blogue qui a décrit l'ambiance autour du campus. De son côté, le journal étudiant de l'institution a aussi été remarqué pour sa couverture minutieuse de l'événement.

Comme le fait remarquer Michel Leblanc, la couverture citoyenne surpasse parfois le travail des journalistes lors de tels événements. "[Les journalistes] peuvent difficilement compétitionner avec les étudiants qui s'y trouvent déjà, qui connaissent par coeur le campus, qui ont des cellulaires caméras, qui envoient des SMS et qui racontent ce qu'ils ont vécu de l'intérieur."

Le réseau MySpace a ajouté une touche émotionnelle supplémentaire à l'événement. Le site MyDeathSpace, qui recense les utilisateurs de MySpace décédés, a répertorié 17 des victimes qui possédaient une page MySpace. Chaque page personnelle permet de mieux connaître une des victimes, au-delà des statistiques.

À l'inverse, quelques initiatives douteuses ont vu le jour sur Internet à la suite de la tragédie. Le blogueur de Cyberpresse, Tristan Péloquin, rapporte que le réseau Fox et le magazine canadien Maclean's ont acheté de la publicité par mot-clé liée au nom du tueur.

Le nom de domaine VirginiaTechKiller.com s'est également retrouvé en vente sur eBay le lendemain de la tragédie. L'adresse a d'abord trouvé preneur, avant que l'acquéreur n'annule son achat et exprime ses remords.

Tristement, la tuerie de Virginia Tech restera dans les annales comme le premier événement d'importance qui a mis réellement à profit l'utilisation des médias sociaux. Comme l'écrit Tristan Péloquin: "Je trouve que tout cela nous rapproche énormément de la tragédie; c'est un peu comme si l'on était sur le campus."

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