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Un avant-goût de Métis

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La huitième édition du Festival international de jardins de Métis (du 23 juin au 30 septembre) comprendra 14 jardins contemporains de concepteurs du Québec, d'Allemagne, des États-Unis, de France et de l'Ontario.

À noter, la présence des Parisiens 5.5 designers, qui présentent le projet écologique "Fleur de pot", où des mélanges de terres en forme de pots de fleurs surdimensionnés et biodégradables deviennent peu à peu des jardins miniatures lorsque les graines semés fleuriront.

Cette année, les concepteurs de cinq nouveaux jardins contemporains proposent différentes façons d'intégrer le son au parcours des visiteurs et d'amener ceux-ci à prendre conscience de la part de l'audible dans le paysage. Résultat de collaborations entre architectes de paysage, architectes et artistes du son, ces jardins intégreront des éléments sonores, ou bien se feront eux-mêmes instruments de musique, voire paysages de l'ouïe. Du traitement électronique du son, émis par des peupliers, aux résonances harmonieuses de cubes sonores dans un jardin d'eau, les visiteurs sont conviés à une exploration nouvelle du paysage.

Angela Iarocci, Claire Ironside et David Ross, d'Ontario et du Québec, ont conçu "Pomme de parterre", dans lequel la patate devient génératrice de son et de lumière, créant un environnement à la fois sonore et visuel.

"Traversée par", de The User (Emmanuel Madan et Thomas McIntosh), du Québec, est un jardin d'eau où l'acte de marcher dans le jardin se transforme en geste générateur de son.

Doug Moffat et Steve Bates, du Québec, proposent "Soundfield, une expérience d'écoute dans une forêt de peupliers.

Dans "La boîte noire", Jasmin Corbeil & Stéphane Bertrand, ainsi que Jean-Maxime Dufresne, du Québec, des voix d'enfants émanent d'une énigmatique structure noire déposée dans un terrain en friche.

Dans "Cat's Cradle", Catalyse Urbaine (Juliette Patterson et Michel Langlois) et Gérard Leckey, du Québec, créeront une harpe des vents à partir d'une armature de cordes de piano, d'objets et de végétaux, afin de transformer le site lui-même en instrument de musique.

Pour continuer une tradition établie depuis quelques années, le Festival a invité six équipes à revisiter leurs jardins faisant partie de l'événement l'an dernier.

Cédule 40, du Québec, évoque les lexiques de la ruralité, de l'agriculture et des terrains de jeux dans "Sous-terrain de jeu", un jardin interactif où les visiteurs sont responsables des plantations.

Atelier le balto
, d'Allemagne, réaffirme la capacité du végétal à transformer les espaces dans "Bois de biais" et présente le jardin comme un lieu de mouvement et d'évolution.

Dans "Core Sample" de North Design Office, d'Ontario, une grille de carottes fabriquées, remplies de matières (organiques ou non) recueillies dans la région, traverse la parcelle elle-même structurée par de beaux reliefs gazonnés.

Partant d'un jeu phonétique sur le terme de l'effet de serre, Bosses design, du Québec, traite des conséquences dramatiques des changements climatiques sur la planète, dans "L'effet désert".

Dans "Safe Zone", Stoss Landscape Urbanism, des États-Unis, propose un usage fantaisiste de produits commerciaux conçus en fonction de conditions et de situations potentiellement dangereuses.

"Le jardin des Hespérides" de Cao et Perrot Studio, des États-Unis et de France, fait appel aux sons, parfums et matériaux du Viêt-nam, pays d'origine de Cao, tout en évoquant, à sa façon, le paysage fluvial du Saint-Laurent.

Enfin, maintenant quasiment intégrées au site, les créations d'Hal Ingberg, du Québec, et de Benjamin Aranda & Chris Lasch, des États-Unis, sont au rendez-vous depuis quelques éditions.

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