La référence des professionnels
des communications et du design

Airbus: quel avenir pour le fleuron de l'industrie européenne?

Cliquez ici pour voir la photo agrandie

Réputé pour sa capacité à négocier avec les syndicats, à écouter et à dialoguer, Louis Gallois réussira-t-il à sauver Airbus? Difficile de l'affirmer.

Une chose est certaine, la crise d'Airbus s'invite dans la campagne présidentielle, interpelle et divise salariés, syndicats et personnalités politiques.

L'annonce du plan de restructuration, Power 8, a été largement commentée par la presse française qui a noté les chiffres clés: 10 000 emplois supprimés en Europe, dont 4 300 en France; cession de 3 sites dans l'Hexagone et économie de 2 milliards d'euros d'ici 2010. Elle a également mentionné les rivalités franco-allemandes exacerbées par le dossier et l'ingérence politique dans le management de l'entreprise. Malgré le choc et les inquiétudes, les médias ont souligné le caractère inéluctable de ce plan, précisant les forces et les faiblesses de l'entreprise et mettant parfois au banc des accusés les actionnaires Lagardère et DaimlerChrysler. Car pour la plupart, la crise d'Airbus est avant tout due aux exigences de ces derniers pour des taux de rentabilité financière supérieurs.

Cependant, la nécessité de "repenser" le modèle industriel et le mode de gouvernance d'Airbus a été largement reconnue. «Les maux qui rongent Airbus sont connus : coûts trop élevés, organisation industrielle défaillante et dispersion des forces du groupe dans un nombre trop important de métiers.»  (Le Figaro, 20 février 2007.) Dans ce contexte, la presse a rappelé que Boeing, grand gagnant de la crise qui secoue Airbus, avait terminé sa propre restructuration industrielle.

Par ailleurs, la presse s'est fait l'écho des inquiétudes des salariés, des syndicats et des sous-traitants ainsi que des divers appels à la grève en France et en Allemagne. Elle a relevé les discours de M. Chirac et de Mme Merkel prônant un traitement équitable lors du dernier sommet franco-allemand. Toutefois, la nécessaire révision du plan initial a mis en exergue les tensions nationales. A en juger par les commentaires, l'Allemagne aurait mieux défendu ses emplois que la France. Pour finir, elle a commenté les déplacements successifs des trois principaux candidats à la présidence et leurs solutions. Le dossier reste sensible et est loin d'être bouclé puisque les syndicats envisagent une action européenne mi-mars.

 Analyse par Echo Research, sur la base de 138 articles extraits de la presse quotidienne nationale française en ligne du 1er février au 5 mars 2007. http://www.echoresearch.com/fr/

comments powered by Disqus