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Compétition en vue entre opérateurs

À partir du 14 mars, les utilisateurs d'appareils sans fil pourront changer d'opérateur de téléphonie cellulaire tout en gardant leur numéro de téléphone.

La transférabilité des numéros s'appliquera d'abord aux abonnés situés en région urbaine dans l'ensemble du pays. Au Québec, les codes régionaux touchés sont 514, 450, 418 et 819. De plus, les numéros de ligne terrestre pourront également être transférés sur un téléphone cellulaire, et vice versa.

"Le marché de la téléphonie sans fil est mature, 58% des Canadiens possèdent un appareil cellulaire, explique Marc Choma, directeur des communications de l'Association canadienne des télécommunications sans fil (ACTS). La transférabilité amènera une compétition que souhaitent les entreprises de téléphonie cellulaire."

Dans son évaluation de l'impact de la transférabilité des numéros pour l'ACTS, la firme PriceWaterhouseCoopers a évalué à 850 000 le nombre d'abonnés qui pourraient changer d'opérateur au cours de la première année.

Le représentant de l'ACTS estime toutefois que l'impact pourrait être beaucoup moins important. "C'est difficile à évaluer, dit Marc Choma. Aux États-Unis, le nombre de transferts a même diminué [à la suite de l'instauration de la transférabilité]."

Nicolas P. Arsenault, président d'Inovacom America, une firme de services-conseils pour les opérateurs sans fil, abonde dans le même sens. "Si l'on se fie à l'expérience des autres pays, la transférabilité n'aura pas un gros impact sur le choix des consommateurs. À moins qu'un opérateur connaisse des problèmes majeurs, par exemple avec la fiabilité de son réseau", dit-il.

L'offre de contenu unique d'un opérateur, comme l'association des Têtes à claques avec Bell, deviendra un élément de plus en plus important pour attirer les consommateurs sur leur réseau, poursuit Nicolas P. Arsenault. "Mais le plus important demeurera les prix et les bouquets de services offerts par les opérateurs. Comme les abonnés seront moins captifs, les offres devront être similaires", estime-t-il.

Toutefois, Nicolas P. Arsenault ne s'attend pas à une baisse marquée des prix, le marché canadien étant déjà dominé pas trois grands joueurs (Bell, Telus et Rogers). Quant aux nouveaux venus, comme Virgin et Vidéotron, ils utilisent les réseaux des opérateurs majeurs et peuvent donc difficilement réduire leurs coûts de fonctionnement.

Déjà, une première initiative en lien avec la transférabilité a été mise sur pied par Vidéotron. Le site Jaimemonnumero.com permet aux internautes de faire un plaidoyer en faveur de leur numéro de téléphone personnel. Les participants peuvent gagner un abonnement d'un an au service Quattro de Vidéotron.

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