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Second Life sur la sellette

Voici les billets de blogueurs qui ont retenu l'attention d'Infopresse cette semaine.

La blogosphère se questionne sur l'avenir de Second Life. Frédéric Cavazza, consultant français indépendant, a publié un billet pour souligner ses doutes sur la pertinence de l'univers virtuel en ligne créé par Linden Lab.

"J'ai lu beaucoup de choses et passé un certain temps dans Second Life, mais malgré tout ce que j'y ai découvert, mon impression demeure la même: beaucoup de bruit pour rien, écrit-il. [...] Second Life n'a pas de réel intérêt pour les annonceurs et les marchands présents sur le Web."

Le blogueur s'interroge notamment sur la portée réelle de Second Life en raison de son faible taux de participation (malgré les 4 millions d'inscrits, peu sont actifs régulièrement), des paramètres incertains de son économie virtuelle (qui permet d'échanger de véritables dollars contre des Linden dollars) et de son fonctionnement laborieux.

Il n'en fallait pas plus pour que le blogueur québécois Michel Leblanc défende l'univers virtuel qu'il décrit souvent comme "terreau d'expérimentation de ce que pourrait être le Web de demain".

Dans son texte, Michel Leblanc, également consultant en commerce électronique, rétorque que l'économie de Second Life ne doit pas nécessairement suivre les contraintes du monde réel et souligne que le plus grand danger est plutôt de voir cet univers virtuel devenir un outil de blanchiment d'argent. "Déjà, dans ma recherche de collaborateurs pour élaborer des projets dans SL, je me suis frappé à des développeurs qui voulaient être payés en Linden Dollar afin de ne pas éveiller les soupçons du bien-être social, du ministère du Revenu et des autres entités gouvernementales", affirme-t-il.

Marc Snyder, consultant en communications québécois, a commenté le débat, se positionnant plutôt du côté de Frédéric Cavazza, notamment en fournissant des liens vers divers textes qui soutiennent cette première théorie.

De son côté, Mathieu Nouzareth, entrepreneur Web vivant aux États-Unis, y va de quelques hypothèses pour expliquer que les problèmes de fonctionnement de Second Life sont peut-être attribuables à une architecture de logiciel trop peu sophistiquée qui serait aujourd'hui victime de sa propre popularité. Il suggère qu'une entreprise aux reins plus solides pourrait venir à la rescousse de Linden Lab, comme Google avec son Google Earth.

C'est à Frédéric Cavazza, à l'origine du débat, que revient le mot de la fin. "Second Life est un peu comme le Far West: immense, sauvage, dangereux et fascinant, écrit-il. Le problème, c'est que la conquête de l'ouest a commencé depuis longtemps et qu'il fallait faire partie des premières caravanes de pionniers."

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