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L'esprit cabaret affole Paris

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Films, comédies musicales, produits de luxe : tous s'engouffrent vers le charme du cabaret et des années folles.

Spectacle normalement peu prisé des parisiens, la comédie musicale Cabaret a remporté un tel succès qu'elle a été prolongée. Arielle Dombasle fait la une du strip-tease snob et branché en s'affichant quasi nue au Crazy Horse pendant une semaine. L'évènement est suivi par la sortie de La Môme, un film plus sage et moins déshabillé sur la vie d'Edith Piaf. C'est dire si l'atmosphère du début du siècle dernier est tendance en ce début d'hiver. Pour ré-enchanter le quotidien, il faut donc replonger dans les fastes d'antan et s'entourer de produits qui surfent sur cette nostalgie.

Seules quelques grandes maisons de parfums peuvent se targuer de posséder un réel patrimoine olfactif hors norme. D'où leur volonté de rééditer en nombre limité leurs créations anciennes, en particulier les fragrances «années folles», tout en respectant bien le produit initial tant dans son jus que dans son flacon. Créés par Jacques Guerlain en 1904, « Le Mouchoir de Monsieur », un fougère hespéridé et « La Violette de Madame », un floral poudré, affichent le charme ancien d'un flacon baudruché. Chez Chanel, l'exercice est quelque peu différent puisque  six compositions « modernes » viennent d'être créées par Polge, le nez maison, qui reprennent les lieux de prédilection de Coco Chanel: sa résidence à Garches, celle d'été sur la Riviera, le mobilier de son appartement, etc... Plus ludique, Annick Goutal édite la senteur d'Hadrien en bougie à l'effigie de danseurs.

Les coiffeurs, Alexandre de Paris, Jean Louis David et Mitsie  misent aussi sur la dentelle, le frou frou, les perles, les paillettes et les strass dans leurs accessoires de cheveux, tandis que Franck Provost a même appelé sa collection de coupes et couleurs «Paris Cabaret» pour son look de l'été prochain.
Au-delà de la lingerie qui joue en permanence l'esprit chaud et sensuel du cabaret, on retrouve un registre moins coquin dans l'écriture, le mobilier et la gastronomie. En hommage aux stars, Montblanc édite le stylo Greta Garbo, tandis que de nombreuses maisons de mobilier (Gilles Nouailhac, + Bô ) jouent sur le registre «folies bergère et plumes affriolantes» ou sur l'atmosphère bistrot des restaurants d'antan.

En ce moment, à Paris, le comble du chic et du snob est justement de dénicher la cuisine bourgeoise de nos grand-mères dans un authentique bistrot. Le guide Lebey des bistrots parisiens vient de sortir et il vous aidera à trouver à faible prix la perle rare.

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