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Portrait de l'emploi en communications

Les données révélées cette semaine par l'étude du Conseil de l'industrie des communications du Québec (CICQ) fournissent un "polaroid" de la situation de l'emploi dans les communications; en voici les faits saillants.

Tout d'abord, l'industrie compte 1300 entreprises spécialisées, mais 1000 d'entre elles réunissent moins de cinq employés. Seules 16 firmes québécoises du milieu emploient plus de 50 personnes.

On retrouve 7400 emplois directs en agences, incluant 700 "postes à temps plein" occupés par 3000 pigistes. Dans les firmes de relations publiques, 940 personnes occupent des emplois permanents et 300 pigistes se partagent 100 postes. Les producteurs publicitaires supportent quant à eux 135 emplois permanents et 150 postes occupés successivement par divers contractuels.

Premier constat, l'industrie est en situation d'embauche. Parmi les entreprises sondées, 46% ont des postes à pourvoir. La moyenne québécoise se situe à 26%.

Les besoins sont particulièrement criants dans les domaines liés à la santé, ainsi qu'à la gestion de la réputation et des enjeux. Également, les nouvelles technologies et le marketing relationnel sont en période de recrutement.

Si les postes sont principalement permanents, la situation actuelle est favorable aux contractuels. "Nous sommes dans un marché de pigistes. Ils sont sursollicités", explique Michel G. Desjardins, président du conseil d'administration du CICQ.

Parmi les autres constats, le document démontre que le domaine des communications emploie peu de personnes issues des milieux ethniques. Seul 6% des participants s'identifient comme provenant des communautés culturelles. Dans le cas des minorités visibles, ce chiffre tombe à 3%. "Cela veut dire qu'il y a un bassin de talents que l'industrie n'utilise pas", déplore Michel G. Desjardins.

Les femmes, pour leur part, constituent environ la moitié de la force de travail. Toutefois, elles sont peu représentées dans les échelons supérieurs des agences. Dans les firmes de relations publiques, 30% des postes supérieurs sont occupés par des femmes.

Du côté de la rémunération, le salaire moyen de l'industrie se situe autour de 46 100$. Lorsque pris séparément, la compensation moyenne en agence atteint 55 000$, et 56 000$ dans une firme de relations publiques.

Pour les cadres en agences, l'écart salarial moyen avec leurs homologues de l'Ontario varie de 30% à 40%.

L'étude du CICQ a été réalisée par le consortium Secor - Léger Marketing et porte sur 2005.

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