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Dévoilement de l'étude du CICQ

Michel G. Desjardins, du CICQ, et Carole Deniger, de Secor. Photo courtoisie du CICQ

Le Conseil de l'industrie des communications du Québec (CICQ), organisme qui chapeaute neuf associations du domaine des communications, a présenté hier une vaste étude sur le poids économique de l'industrie des communications au Québec.

L'étude révèle que le marché total de l'industrie se chiffre à 5,2 milliards$ (en incluant les achats médias). C'est à dire 2,5 milliards$ investis en médias et 2,7 milliards$ hors médias.

Du côté des retombées directes et indirectes, les entreprises spécialisées (agences, firmes de relations publiques et autres) génèrent 941 millions$ annuellement. La part des retombées directes se chiffre à plus de 500 millions$.

"Cette enquête, première du genre dans le domaine, nous permettra désormais de suivre l'évolution de l'industrie", explique Michel G. Desjardins, président du conseil d'administration du CICQ, pour qui les résultats démontrent que l'industrie se porte bien.

Les agences de publicité (1100 entreprises) ont déclaré en 2005 un chiffre d'affaires de 580 millions$ et une marge bénéficiaire de 16,3%. Pour les cabinets de relations publiques (250 entreprises), le chiffre d'affaires est de 92 millions$ et la marge bénéficiaire de 15,5%. Chez les producteurs publicitaires (10 entreprises) ces indicateurs sont de 75 millions$ et 5,4%.

À l'échelle nationale, la part du Québec dans l'industrie des communications en 2004 était de 25,7%.

Parmi les principaux constats soulignés par les représentants du CICQ, on note que les annonceurs confient seulement 54% de leur budget de communication à des firmes spécialisées. Les entreprises ont de plus en plus tendance à gérer à l'interne les services liés au Web et au marketing relationnel. "La demande est forte pour les annonceurs d'aller sur le Web, et les agences ont été lentes à adapter leur offre pour refléter cette nouvelle réalité. Comme les annonceurs peuvent plus facilement maîtriser eux-mêmes les outils Web, les agences devront créer une offre et une expertise unique afin de conserver ces marchés", explique Michel G. Desjardins.

Les entreprises québécoises exploitent "timidement" les marchés hors Québec, estime le CICQ; 12,8% des revenus sont générés dans le reste du Canada et 1,5% à l'international.

L'étude révèle également que les investissements dans la recherche et le développement sont pratiquement inexistants dans les communications, soit 0,1% des dépenses des entreprises. Ce constat inquiète Michel G. Desjardins: "Il faut investir dans la recherche si l'on veut offrir un produit original." Il cite en exemple Sid Lee, qui s'est associée à un cabinet d'architecture pour développer un nouveau créneau.

L'étude du CICQ porte sur 2005. Elle a été menée par le consortium Secor Conseil - Léger Marketing. Le document sera mis en ligne sur le site Cicq.ca dans les prochains jours. En attendant, les intéressés peuvent acheminer leur demande à l'adresse suivante.

À lire demain, un portrait de l'emploi dans l'industrie tiré des données du CICQ.

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