La référence des professionnels
des communications et du design

Avenir prometteur pour les entreprises propres

D'ici à 2010, tous les gouvernements canadiens et américains auront adopté des règlements relatifs aux émissions de CO2 afin de faire face aux changements climatiques. De plus, ils auront tous institué un système de bourse d'émissions qui permettra aux grands pollueurs d'acheter des crédits d'autres entreprises moins polluantes. C'est ce que prédit un rapport de Marché mondiaux, rendu public cette semaine par la banque CIBC.

"Bien que l'Amérique du Nord n'ait pas trouvé bon de mettre en oeuvre l'accord de Kyoto, le public s'inquiète de plus en plus au sujet des changements climatiques, dit Jeff Rubin, l'un des rédacteurs du rapport. Cette pression populaire forcera les gouvernements à déclarer la guerre, à leurs conditions, aux émissions de gaz carbonique. Au fil du temps, les plus importants émetteurs de CO2 deviendront de plus en plus dépendants des entreprises vertes pour obtenir des crédits."

C'est en outre une véritable mise en garde que fait ce rapport à l'attention des industriels, et plus particulièrement ceux de l'énergie, secteur directement concerné par ces nouvelles politiques. Au Canada, ce secteur produit à lui seul 20% des émissions de CO2, un taux qui sera en croissance au cours des prochaines décennies : la production provenant des sables bitumineux devrait doubler, voire tripler, pour passer devant la production traditionnelle de pétrole, moins polluante.

Or, pour Jeff Rubin, "ce n'est pas les tendances des prix du pétrole que devraient avoir à l'oeil les investisseurs, mais plutôt les retombées nettes pour les producteurs de pétrole dans un environnement où les émissions de carbone sont réglementées."

Selon lui, le niveau même de rentabilité des exploitants de sables bitumineux pourrait en pâtir puisque ces entreprises très polluantes seront de grands acheteurs de crédits d'émission. Or, le prix des crédits sur le marché grimpant à mesure que les plafonds d'émissions diminuent, on ne peut prédire quel sera le prix d'équilibre de ces crédits sur le marché. Ainsi, une très grande partie des profits provenant de la hausse du prix du pétrole risque d'échapper aux producteurs de pétrole pour aboutir entre les mains des entreprises "propres", propriétaires de crédits d'émission.

Pour télécharger le rapport de Marché mondiaux de la CIBC, cliquer ici.

comments powered by Disqus