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Deux créateurs à découvrir au CCA

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Le Centre canadien d'architecture présente deux installations, deux approches, deux personnalités qui explorent la relation entre l'humain et son environnement. C'est à peu près la seule relation à établir entre ces deux créateurs, si ce n'est que prendre connaissance de leur travail force à quelques réflexions sur notre environnement et, surtout, donne envie d'en savoir plus sur eux.

À droite (tel que présenté dans les salles du CCA)  l'architecte suisse Philippe Rahm a investi deux salles, une blanche et une noire. La première est aménagée comme un espace anonyme, fermé et vivement éclairé. La température, l'humidité et les conditions de luminosité y sont mesurées par des capteurs disposés à intervalles réguliers. Les données, interprétées au moyen d'images et d'une narration dans la salle noire adjacente, proposent divers usages et fonction de la pièce selon des lectures environnementales. L'installation suggère que les variations climatiques ont le potentiel d'engendrer des pratiques spatiales et des comportements sociaux nouveaux, favorisant à leur tour de nouvelles formes urbaines et architecturales. D'ailleurs, il ne faut pas manquer de consulter le portfolio des réalisations et projets de l'architecte afin de mieux comprendre ce que peuvent être ces formes nouvelles.

À gauche, le travail de l'architecte paysagiste français Gilles Clément est exposé. Moins spectaculaire dans sa forme, la présentation vaut néanmoins qu'on s'y attarde pour mieux comprendre et découvrir le travail de ce "jardinier", comme lui-même se définit. On lui doit certains des plus beaux nouveaux jardins parisiens, notamment celui du musée du quai Branly de Jean Nouvel (2006), ceux de la Grande Arche de La Défense (1994) et du parc André-Citroën (1992).  

Des images et des panneaux expliquent son concept du Tiers paysage, où il propose, en guise de stratégie, de laisser les terrains vagues de la ville contemporaine se développer selon des processus naturels et avec une intervention humaine limitée, afin d'assurer la perpétuation de la biodiversité écologique. Comme élément central, l'installation comporte un grand lustre composé d'un mélange de détritus et de plantes auto-ensemencées ramassés sur un terrain vague à proximité du CCA. Préservés dans des moulages en acrylique, les articles sont suspendus au plafond et révèlent leur étonnante, allant des téléphones cellulaires aux stylos en passant par des aiguilles hypodermiques et des emballages.

Gilles Clément et Philippe Rahm
Environnement: manières d'agir pour demain

CCA, salles principales
Jusqu'au 22 avril 2007

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