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Bye bye Lénine, bonjour Anna Karénine et Dr Jivago

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Juste perceptible l'an dernier, la tendance russe va exploser aux premiers frimas de l'hiver.

Connu dans toutes les cours d'Europe centrale, le joaillier Fabergé avait, grâce à ses oeufs sertis de pierres précieuses, fait connaître à la France les fastes de l'ancienne Russie. Mais avec la révolution bolchevique, un rideau de fer s'était abattu sur la créativité russe en matière de bijouterie. C'est pourquoi la toute récente arrivée à Paris du bijoutier Marchak et de ses bagues telles Anastasia ou de ses parures ultra-baroques est un évènement qu'il faut saluer, car c'est là le présage d'une culture et d'un savoir faire qui peut enfin se libérer.

Selon Vincent Grégoire de l'agence Nelly Rodi, l'ex URSS s'ouvre enfin dans une ambiance exotique un peu excessive. Tout en se libérant et en étant très show off, cette culture émergente plébiscite ses racines et a envie de renouer avec ses origines. Entre l'Orient et l'extrême Orient, la culture russe révèle un baroque théâtral qui marchera fort bien pour la fin de l'année, car il est très festif. Les pièces qui se superposent et s'emboîtent l'une dans l'autre témoignent de leur générosité; les matières comme la fourrure et l'or révèlent la richesse des produits. Seul l'esthétisme des combinaisons précieuses marchera: preuve en est l'explosion des ventes de carrés de soie Hermès ourlés de vison. A l'opposé de ce raffinement, l'autre aspect de la culture russe, à savoir le côté «rustico-campagnard» et «arts et traditions populaires» avec son cortège de jupes tziganes aux couleurs bariolées et aux fleurs criardes est à proscrire.

Avec sa collection Troïka (boléro brodé, gilet en fourrure et bottes fourrées) les 3 Suisses transportent la parisienne sur des steppes glacées tandis que Lancel rappelle grâce à Marushka le vestiaire des hussards et les codes des armées russes par des gammes de sacs, de ceintures et de casquettes en lainage effet feutrine agrémentées de passementerie rivetée et cloutée.

Souffle de l'est aussi pour la cosmétique où le Club des Créateurs de Beauté via Marina Marinof et sa trilogie de parfums-poupées «C'est rien que du bonheur» et surtout le maquillage italien Pupa font revivre l'univers des Marioschka. Dans les poupées emboîtables, des jus féminins et dans Puposka un coffret aux multiples combinaisons pour les yeux, les lèvres et les joues. Dans la grande Puposka s'emboîte la moyenne laquelle contient la petite mais chacune peut aussi être achetée séparément.

De manière plus étonnante, Tefal et Seb présentent «les Drôles de gammes» des batteries de cuisine, de casseroles et de cocottes qui jouent aux poupées russes pour un maximum d'ergonomie et un gain de place.

Sans oublier l'anniversaire de la recette élaborée par le Prince Constantin Eristoff, de la marque de vodka éponyme, qui fête ses 200 ans cette année et qui lancera un nouvel écrin en édition limitée pour l'occasion.

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