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Les 15 ans de Normand

À l'occasion des 15 ans du bulletin-fax Grenier aux nouvelles, son fondateur, Normand Grenier, répond aux questions d'Infopresse.

Comment avez-vous débuté?
Au départ, j'étais responsable du bulletin aux membres du Publicité Club de Montréal. Mais l'organisation, qui connaissait des difficultés financières, a mis à pied plusieurs employés, dont moi. Je croyais que le besoin existait toujours et j'ai décidé de poursuivre ces activités, mais à mon compte. Aujourd'hui, nous sommes une équipe de cinq personnes, et le bulletin est envoyé à 2000 entreprises pour environ 10 000 lecteurs.

La formule est restée pratiquement la même depuis le début, c'est rare...
Ça montre que nous avions bien fait notre travail au départ. Mais quand j'ai commencé, j'ai voulu faire mon intellectuel des communications, analyser les grandes tendances, etc. Quand j'ai interrogé les professionnels autour de moi, tout le monde m'a dit: "Ce qu'on veut du Grenier aux nouvelles, c'est savoir quel compte a été gagné par qui ou est-ce vrai que telle personne est partie de telle agence". Mon rôle est d'aller aux sources pour vérifier les rumeurs et en faire des nouvelles. À la base, le bulletin est un média orienté vers les gens.

Pourquoi est-il toujours envoyé par télécopieur?
Mon modèle d'affaires repose là-dessus. Par courriel, il serait trop facile de le transférer d'une personne à l'autre. Et puis, certaines entreprises impriment plusieurs copies du bulletin, qu'elles laissent à la réception pour leurs employés. Mais nous avons développé un complément sur le Web au fil des ans. On y retrouve notamment les offres d'emploi et l'Espresso week-end, avec vidéos, photos des événements, etc.

Qu'est-ce qui a le plus changé au fil des ans dans l'industrie?
Les gros comptes ne changent pas de main aussi souvent. Il y a moins de gros pitches, et les comptes sont morcelés, surtout pour les grands annonceurs. Cela fait aussi que l'information est parfois plus difficile à confirmer, parce que les petites agences ne veulent pas trop dire qu'elles jouent sur le terrain d'une plus grande, qui détient le compte.

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