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Trois questions à Sylvain Morissette

L'équipe de l'AAPQ: Sylvain Morissette, entouré de Marie-Luce Ouellet, conseillère-coordonnatrice communication, et Ginette Dion, adjointe.

Le nouveau président-directeur général de l'Association des agences de publicité du Québec (APPQ), Sylvain Morissette, répond aux questions d'Infopresse sur les défis qui l'attendent. Directeur national des communications corporatives et des relations publiques de Rona depuis 1998, il entrera officiellement en fonction le 28 août prochain.

Pourquoi avoir accepté ce défi?
Les membres du conseil d'administration et les présidents d'agence que j'ai rencontrés sont animés d'un fort désir d'accomplissement, un grand esprit de créativité, d'avancement de la fonction publicitaire et du rôle des agences au Québec. Ce côté humain me plaît beaucoup, cette volonté de renouveler, de se dépasser.

Je connais bien sûr le milieu depuis plusieurs années. Avant Rona, j'ai travaillé deux ans en agence de relations publiques et plusieurs années aussi à la Société des alcools du Québec, tant du côté des relations publiques et des communications que du côté promotionnel, marketing et branding. Ça fait plus de 20 ans donc que j'oeuvre dans les communications.

Le développement a été un peu ma ligne directrice au cours des dernières années. Avec mes employeurs, j'ai pu installer plusieurs structures. Quand je suis arrivé chez Rona, je suis venu en quelque sorte créer un secteur des communications et de relations publiques, qui est aujourd'hui l'un des plus appréciés par l'entreprise dans l'ensemble du Canada.

Quel sera votre dossier le plus urgent?
Je n'ai pas eu la chance de scruter l'ensemble des dossiers. Ma priorité sera de rencontrer tous les membres du conseil d'administration puis, au cours des prochains mois, l'ensemble des dirigeants d'agence membres de l'AAPQ et des autres qui ne le sont pas encore. Je veux aller chercher le pouls, connaître la réalité de chacun pour tisser des consensus et identifier les préoccupations de l'industrie.

Mon prédécesseur avait mis en place plusieurs programmes qui doivent être finalisés, notamment de formation avec les universités. Il y a les négociations avec l'Union des artistes et tout le travail aussi au chapitre de la déontologie. Bien sûr, on devra poursuivre ce qui a été entamé quant à l'image des agences, légèrement ternie par des situations impromptues ces dernières années.

Dans l'ensemble, diriez-vous que l'industrie de la publicité au Québec se porte bien?
Je suis pour l'instant un observateur. C'est une industrie qui se porte bien, mais il faut y mettre l'énergie nécessaire, et ce sera justement mon rôle d'assurer qu'elle demeure très active et qu'elle le soit encore plus, qu'elle soit une industrie captivante et attirante et que le rôle des agences soit bien connu des annonceurs et de la population.

Je crois qu'on est dans une bonne position par rapport à d'autres industries. J'arrive avec une équipe performante, et je sens vraiment que je vais être épaulé et qu'on va travailler de concert à poursuivre les dossiers mis en place et, pourquoi pas, apporter une vitalité renouvelée.

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