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Trois questions à Daniel Andreani

Daniel Andreani fait le point sur son départ de chez Diesel et son arrivée chez BBDO où il prendra la relève de Martin Beauvais à partir de la fin de juin.

La décision de quitter Diesel après presque huit ans a-t-elle été difficile à prendre?
C'est sûr que ça n'a pas été facile, car j'étais bien chez Diesel. Je peux comparer la situation à une relation amoureuse. Tu peux être en couple pendant un certain temps avec une fille que tu aimes et, à un moment ou un autre, il y en a une nouvelle qui arrive et que tu aimes aussi. C'est une décision difficile à prendre, mais il faut faire un choix.

J'ai adoré ma vie chez Diesel pendant les sept ou huit dernières années. En même temps, je me suis dis que si je n'essayais pas de relever ce défi, peut-être que l'occasion ne se représenterait jamais. Alors, pourquoi ne pas faire le saut?

Chez Diesel, l'agence a le vent dans les voiles et il y a encore beaucoup de beaux défis à relever, mais personnellement, je sentais que j'avais le besoin de m'accomplir encore plus. Ce que BBDO m'offre me convient davantage pour le futur.


À quoi t'attends-tu comme changements chez BBDO?
Au chapitre de la culture d'entreprise, c'est sensiblement la même chose. Alors, je ne m'attends pas à de gros changements. Le principal défi pour moi, c'est que j'aurai le mot final sur la direction créative de l'agence.

Je suis un gars d'équipe. Donc, c'est certain que les six premiers mois, je vais faire de la consultation avec les gens à l'interne pour voir ce qui fonctionne bien. Ensuite, on verra vers quoi l'on va se diriger. Chose certaine, je veux continuer de faire évoluer l'agence sur la scène canadienne.

Ce qui est bien entre autres chez BBDO, c'est que comme chez Diesel, l'importance du design se fait beaucoup sentir. En gérant le service publicitaire, je vais beaucoup travailler avec Caroline Reumont, qui dirige la création de Nolin, pour faire en sorte que ce qui se fait chez Nolin et BBDO concorde.


Et remplacer Martin Beauvais?
Martin a amené BBDO assez loin en création. Je le remplace en quelque sorte, mais en même temps, je ne suis pas Martin. C'est un bon ami, on aime les mêmes choses et l'on se ressemble beaucoup en ce qui a trait aux standards de création. Mais je ne suis pas lui et je veux apporter ma touche personnelle, ce que je suis, ma vision, pour contribuer à faire grandir BBDO à l'échelle nationale.

Je suis aussi très excité à l'idée de travailler avec des gens comme Pierre Nolin et John Gallagher, très respectés dans le milieu. L'agence traite avec plusieurs annonceurs intéressants avec lesquels j'ai hâte de collaborer. C'est sûr que de travailler avec une femme comme Nicole Dubé, de la Fédération des producteurs de lait du Québec, représente un beau défi, car cela faisait plusieurs années qu'elle travaillait avec Martin. Je vais devoir faire mes devoirs et apprendre à mieux connaître la marque du lait comme toutes les grandes marques que l'agence sert. Mais je vois le tout comme un tremplin créatif assez hallucinant pour moi et BBDO dans son ensemble.

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