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Tensions entre Quebecor et ses employés

La semaine dernière, à la veille de l'assemblée annuelle des actionnaires de Quebecor World, des employés venus du Brésil, de France et des États-Unis ont tenu une conférence de presse accusant l'entreprise de conditions de travail non sécuritaires dans ses usines. La délégation internationale, sous l'égide du syndicat des Teamsters, a exigé que Wes Lucas, le nouveau PDG de Quebecor World, "se penche sur ces questions de violations internationales de la sécurité et des droits des travailleurs." Elle a notamment fait état de violations qui ont joué un rôle dans les décès de deux travailleurs américains en 2002 et 2004. Elle a également mentionné des pratiques d'intimidation à l'égard d'employés pro-syndicat.

"Un grand nombre d'entreprises canadiennes sont fières, à juste titre, de leur excellente présence sociale, au pays et dans le monde, a déclaré George Tedeschi, le président, communications graphiques, du syndicat. Les actionnaires pourraient s'inquiéter d'entendre parler de la réputation croissante de l'entreprise comme société qui viole les droits de la personne. Il est temps que le conseil d'administration et les gestionnaires de Quebecor World assument une plus grande responsabilité devant tous les actionnaires."

L'entreprise a répondu par le dépôt d'une plainte devant la cour fédérale de Chicago en arguant que le syndicat avait fait des "allégations dénigrantes, négatives et accusatoires" à son encontre. Selon Quebecor World, les déclarations émises par le syndicat sont "non fondées et diffamatoires". L'entreprise se dit par ailleurs ouverte au dialogue et s'affiche comme étant l'une des plus syndiquées de l'industrie de l'imprimerie, avec plus de 6000 employés syndiqués aux États-Unis.

Pour Jim Hoffa, président général des Teamsters, cette poursuite en justice est "fictive" et "un coup de publicité pour éviter qu'on examine de trop près les lacunes de Quebecor World."

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