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Clearstream: le "Watergate" version française

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Après les mouvements de contestation qui ont marqué l'actualité française en mars, l'affaire Clearstream, qui a resurgi en avril, a ébranlé un peu plus le pouvoir politique en place.

Tel un roman d'espionnage, la presse française a rappelé et commenté les faits datant de janvier 2004, les diverses perquisitions menées dans le bureau de la ministre Michèle Alliot-Marie et dans celui de son ancien conseiller, le général Philippe Rondot ou encore aux sièges de la DGSE et d'EADS. Qualifiant parfois cette affaire de "Watergate" ou d' "Irangate" à la française, elle a donné la parole aux principales personnalités soupçonnées de posséder des comptes occultes dans la société financière luxembourgeoise Clearstream.

Dominique de Villepin, est intervenu dans les médias pour s'expliquer sur son rôle dans l'affaire, niant toute manipulation à l'encontre de Nicolas Sarkozy et ce malgré les propos de P. Rondot selon lesquels le Premier ministre était à l'origine de l'enquête et savait que cette liste était un faux. Principal accusé, M. Sarkozy s'est également exprimé dans la presse qui a relevé l'étonnement du ministre de l'Intérieur qui s'était constitué partie civile. Tour à tour, MM. Chevènement, Strauss-Kahn, Madelin mais également EADS et Clearstream ont annoncé qu'ils se constituaient également parties civiles.

Les débats parlementaires houleux, commentés par la presse, ont mis en exergue les divisions gauche-droite mais également celles qui existent au sein de l'UMP. Certains députés, notamment dans les rangs de la Gauche, ont dénoncé "un règlement de comptes au sommet de l'État-UMP."

Les médias n'ont pas manqué de rappeler que de nombreux gouvernements passés, de Droite comme de Gauche, ont fait face à des rumeurs de ce genre quelques mois avant les élections. Certains hommes politiques et intellectuels ont regretté l'emballement médiatique pour de telles affaires. Comme dans un feuilleton populaire, la controverse bat son plein et risque de perdurer. La lumière sera-t-elle faite rapidement? Quels sont les faits réels et quelles seront les répercussions sur la vie politique française dans les prochains mois?

Une chose est certaine, l'image du gouvernement et celle de la classe politique sont salies. Les hommes politiques réussiront-ils à mobiliser leurs troupes, mais surtout à redonner confiance aux électeurs avant les prochaines présidentielles?



Sylvie Testard-Ramirez est directeur général d'Echo Research France
Analyse et commentaire réalisés par Echo Research : www.echoresearch.com sur la base de 341 articles parus dans la presse quotidienne nationale en ligne.

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