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Le quitte ou double de Dominique de Villepin

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Depuis plus de deux mois, la polémique sur le contrat première embauche (CPE) est allée bon train et la France s'est enflamée tous les jours un peu plus.

Dans ce débat national, force est de constater que l'influence des forces alliées ou détractrices est de mise. La presse a fait état de l'indignation et de la bataille de procédure, qualifiée parfois de 'harcèlement" et de l'opposition à l'Assemblée puis au Sénat contre l'adoption de l'article 3 bis du projet de loi sur l'égalité des chances, créant le CPE. Les voix de l'opposition se sont mêlées à celles des partenaires sociaux, exaspérés par le manque de concertation préalable et dénonçant les implications du CPE qui remettrait en cause le code du travail. Au fil des semaines, certains membres de la majorité parlementaire ont commencé à prendre de temps à autre leurs distances.

Tant attendues, la décision du Conseil constitutionnel puis l'intervention télévisée du président de la République, le 31 mars, ont déçu les anti-CPE. Les opposants ont rebondi sur l'annonce de la promulgation de la loi. La presse a analysé et rapporté les grandes lignes du discours du chef de l'Etat, discours qui a relancé la polémique.

Ce sont les jeunes qui ont eu la part belle tout au long des semaines. La presse a dressé le profil des manifestants et cherché à expliquer les raisons profondes à l'origine de cette mobilisation anti-CPE - contrat qui avait, selon M. de Villepin, pour objectif d'aider les jeunes en favorisant une première expérience en entreprise.

A en juger par les propos et l'analyse de la presse, cette contestation, qui initialement était comparée à celle de Mai 68, est le signe d'un malaise et d'une inquiétude profonde des jeunes en quête d'un avenir meilleur et d'une stabilité professionnelle. Différence de taille avec les aspirations des jeunes de Mai 68 qui souhaitaient une réforme de la société. Face à l'ampleur du phénomène, les médias ont rappelé les émeutes qui ont éclaté fin 2005 et qui étaient également le signe d'un malaise social et économique en France.

Cependant, tous les titres étudiés par Echo Research ont fait état des divergences d'opinions parmi les jeunes tant sur le CPE que sur les manifestations. Ils ont souligné les inquiétudes d'étudiants mécontents du blocage des universités et des lycées."Grévistes déterminés, non-grévistes excédés" résumaient certains journaux. Divergences d'opinion également au sein des entreprises où la question du CPE n'a pas fait pas l'unanimité à en juger par les propos recueillis par la presse. Cette dernière a d'ailleurs parfois estimé ou regretté la discrétion des patrons sur la question.

Sylvie Testard, directeur général d'Echo Research France
Analyse et commentaire réalisés par Echo Research, sur la base de 3058 articles parus dans la presse quotidienne nationale en ligne entre le 1er février et le 6 avril 2006.

http://www.echoResearch.com

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