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Un Québec fou de la grippe aviaire

Les médias québécois semblent un peu forcer la note dans la couverture de la grippe aviaire, selon une étude d'Influence Communication, qui trace un parallèle avec le traitement médiatique du bogue de l'an 2000 ou de la guerre au terrorisme aux États-Unis.

Depuis juin dernier, le Québec se distingue par une couverture médiatique de la grippe aviaire 20% plus prononcée que dans le reste du Canada. Les 20 principaux quotidiens du Québec ont d'ailleurs attribué 15% plus souvent leurs unes au dossier que leur équivalent dans le reste du pays.

La couverture accordée à la grippe aviaire se démarque aussi par son intensité soutenue depuis plusieurs mois. Ce sujet a récolté un poids médias moyen de 1,06% pendant 10 mois, une marque que seul surpasse le scandale des commandites, qui a maintenu un volume moyen de nouvelles de 1,13% pendant 18 mois de 2004 à 2005.

"Le traitement, l'évolution et la longévité de la nouvelle rappellent la couverture de presse accordée au bogue de l'an 2000 et au dossier du terrorisme aux États-Unis. L'inflation verbale et l'utilisation abusive de superlatifs inquiètent quant à l'impact de la couverture de presse sur l'opinion publique, dit Jean-François Dumas, président d'Influence Communication. Même si la menace est très sérieuse, les médias devraient faire preuve de modération dans leurs propos."

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