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Le bilan olympique

La diffusion des Jeux olympiques de Turin à Radio-Canada lui a permis d'accaparer une plus forte part d'auditoire, tandis que RDS a plutôt dû composer avec un repli de ses cotes d'écoute.

Jean-François Bourdeau, analyste médias de Touché PHD, indique que la part de marché de Radio-Canada est passée de 17% à 21% pendant les deux semaines des Jeux de Turin. Cette hausse cache toutefois une forte migration des auditoires de pointe vers les périodes hors pointe. Durant le jour, Radio-Canada a doublé sa part de marché (de 13% à 26%), mais le soir, son auditoire a chuté de 29%.

"Les annonceurs qui ont acheté du temps d'antenne à Radio-Canada pendant les heures de pointe ont été perdants. En revanche, ceux qui ont investi pendant le jour ont pu toucher davantage de personnes qu'à toute autre chaîne", dit Jean-François Bourdeau.

Selon lui, les gains de Radio-Canada durant le jour se produisent au détriment des chaînes spécialisées, qui ont vu leur auditoire diminuer du quart pendant cette période.

La chute de la part de Radio-Canada en soirée a quant à elle profité aux autres chaînes généralistes, car TVA et TQS ont tous deux augmenté la leur de 5%. "À Salt Lake City en 2002, TVA avait perdu des parts au profit de Radio-Canada", dit Jean-François Bourdeau. La plus grande écoute avait alors été favorisée par une case horaire plus semblable à celle du Québec, un plus grand nombre d'épreuves ayant alors pu être diffusées en direct en période de pointe.

RDS, qui diffusait également les Jeux, mais en différé, a vu son auditoire et ses heures d'écoute diminuer de moitié, une situation attribuable à l'absence de hockey de la Ligue nationale, selon l'analyste de Touché, ainsi qu'à l'élimination hâtive de l'équipe canadienne masculine de hockey.

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