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La pub américaine au ralenti

TNS Media Intelligence souligne que le marché de la pub américaine a fortement ralenti en 2005, affichant une croissance de seulement 3% après un bond de 10% l'année précédente, marquée par une élection présidentielle et des Jeux olympiques d'été.

Procter & Gamble a dépensé à lui seul 3,2 milliards$ US en publicité l'an dernier, ce qui en fait toujours le plus important annonceur aux États-Unis, malgré une réduction de 4,6% de ses budgets publicitaires. General Motors arrive deuxième, à 3 milliards$ US, en hausse de 7,1%. Time Warner complète le podium avec un budget publicitaire de 2 milliards$, en hausse de 3,8%.

Le média en plus forte croissance demeure Internet, dont les revenus publicitaires ont crû de 13,3% pour totaliser 8,3 milliards$ US (excluant le marketing par les moteurs de recherche). La publicité en ligne représente maintenant 5,8% de tous les investissements publicitaires, comparativement à 5,2% en 2004.

La plus lourde chute a été ressentie dans les achats locaux à la télévision, qui ont fléchi de 9,5%. Les achats réseaux s'en tirent mieux, avec un léger recul de 0,3%, tandis que les chaînes câblées spécialisées affichent une croissance de 11%.

De leur côté, les quotidiens nationaux ont accru leurs rentrées publicitaires de 4,9%. Les quotidiens locaux ont dû se contenter d'une hausse de 1,1%, mais ils demeurent le média attirant le plus de dollars publicitaires, soit 25 milliards$ US, ou 17% du total.

L'affichage extérieur a progressé de 9,8%, les magazines grand public de 7,5% et la radio locale de 1,3%. À l'inverse, la radio nationale a glissé de 0,5%.

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