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La nouvelle verte ne fait pas le poids

Influence communication profite de l'ouverture aujourd'hui de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques pour se pencher sur la place que donnent les médias aux questions environnementales.

Du 15 octobre au 15 novembre 2005, les médias québécois n'ont consacré que 0,07% de leurs contenus aux dossiers environnementaux. On peut être étonné de constater que, durant la même période, les révélations de Julie Lemay, ex-lofteuse de TQS, ont inscrit un poids médias supérieur, avec 0,09%.

Il semble aussi que l'environnement ne trouve que peu d'échos dans les médias électroniques, car la presse écrite a contribué pour plus de 90% du volume de couverture. À cet égard, le journal La Presse remporte la palme québécoise, avec 76 articles (septième au Canada) devant The Gazette (62 textes) et Le Journal de Montréal (33). On peut comprendre que la presse écrite offre une meilleure plateforme pour analyser et comprendre les dossiers environnementaux. Toutefois, la radio et la télé d'ici ont vraiment fait la sourde oreille, avec moins de 50 mentions en un mois de diffusion.

Certains diront que la course à la direction du Parti québécois, le dépôt du rapport Gomery et l'éventualité d'une élection fédérale ont détourné l'attention de la presse. Il faut avouer qu'à pareille date en 2004, le poids vert était de 0,18%, soit plus de deux fois supérieur au niveau actuel. Le projet d'Hydro-Québec du Suroît contribuait tout de même pour 15% des nouvelles vertes québécoises.  

La nouvelle verte a quand même repris de la vigueur, alors que la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques se rapprochait, son poids médias ayant grimpé à 0,21% du 15 au 24 novembre.

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