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Le Katarinagate de George W. Bush

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Katrina a réveillé les fractures sociales et raciales au pays de l'Eldorado et, dans son analyse du désastre économico-socio-politique, la presse française a pointé du doigt les faiblesses de l'Amérique et la mauvaise gestion d'une catastrophe annoncée par les experts, faute de moyens et de volonté politique.

Après avoir dressé un bilan, elle s'est intéressée à la gestion de crise de G.W. Bush, le jugeant irresponsable, indifférent et sans leadership, fautes à l'appui : arrivée tardive sur le terrain, manque de compassion, commentaires maladroits. Le Président a été accusé de négligence envers une population essentiellement de couleur et démunie. La presse a rappelé ses choix politiques, notamment la mobilisation des ressources en Irak.

A coups de voyages successifs dans les régions sinistrées, le Président a ensuite tenté de redresser son image médiatique et sa cote de popularité. Son Mea Culpa n'a pas suffi. Politiquement affaibli, son comportement a été comparé à celui qu'il avait eu lors des attentats du 11 septembre et de la guerre en Irak. La presse française a fait état du lynchage des médias américains à l'encontre du Président, estimant que leurs confrères, généralement conformistes et respectueux du pouvoir, seraient sortis de leur torpeur patriotique, et s'interrogeant sur leur objectivité. D'autres ont estimé que Katrina avait mis en exergue le dysfonctionnement d'un modèle sociétal entier. Reconstruction et réflexion sur les problèmes internes sont désormais les mots d'ordre.

Analyse et commentaire réalisés par Sylvie Testard, directrice d'Echo Research France - www.echoResearch.com


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