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A chacun son « cosmet-coach »

On le sait, l'accès à la beauté s'est démocratisé ces dernières années et cette ouverture s'est traduite par une profusion de produits, de techniques, d'espaces de beauté, de lieux de vente mais aussi de sources d'information. Face à cette offre, les clients organisent des stratégies pour se repérer. Les produits sont choisis selon le prix (signe de qualité mais parfois mis en doute), la marque (gage d'efficacité et de niveau supérieur de qualité), le packaging, la texture et l'odeur (signes de plaisir mais pas obligatoirement garants d'efficacité). La clientèle suit donc avec confiance l'avis des prescripteurs spécialisés : dermatos, médecins, pharmaciens mais également spécialistes d'esthétique ou de coiffure.

« Pourtant, constate Pascale Weil, Associé en charge de la stratégie de marques, audit et positionnement de Publicis Consultants, dans une étude réalisée auprès de consommatrices à l'occasion des 20 ans de Marionnaud, hommes et femmes considèrent l'auto expérimentation, l'essai personnel comme l'ultime critère de choix. Tous sont en attente de conseils, apprécient le libre service et souhaitent l'avis expérimenté d'une vendeuse formée, indépendante, attentive et neutre vis-à-vis des marques. . . mais seulement à la demande ». Bref, il existe une vraie attente de prise en charge, de services personnalisés, pour les femmes, mais aussi pour les hommes. Tous réclament en sorte une sorte de « cosmet-coach ».

Pascale Weil met également en lumière l'avènement du « cosmet-homme » avec ses propres « codes de la route ». Les hommes Peter Pan ne sont plus à l'ordre du jour, tout comme les métrosexuels des années 90. Le cosmet-homme, lui, assume pleinement ses gestes de beauté, se sent plus libre que ses aînés et recherche aujourd'hui un « optim-être » plus qu'un bien être. Les hommes se réjouissent d'avoir enfin accès aux mêmes bénéfices que les femmes, sans perdre leur virilité. Et les femmes, elles, sont ravies de ne plus être les seules à faire des efforts? Tout est donc pour le mieux dans le meilleur des mondes...

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