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Morgan Stanley soigne sa pub

Le géant financier américain Morgan Stanley ne veut plus que ses pubs apparaissent dans des publications relayant des nouvelles négatives à son propos. Selon Advertising Age, la firme de Wall Street compte ajouter une section dans ses contrats de publicité stipulant que son agence de placement médias, Starcom USA, de Publicis, devait être prévenue à l'avance de toute "couverture éditoriale sujette à controverse". Parmi les publications ayant été mises au fait des souhaits de Morgan Stanley figurent le Wall Street Journal, USA Today, le Financial Times, The Economist, le New York Times et Fortune.

Advertising Age souligne qu'il serait étonnant que Morgan Stanley parvienne à ses fins étant donné la séparation nette dans les quotidiens entre les salles de rédaction et les départements de publicité. "Ça ne me semble pas très réaliste; le département de publicité n'a aucune idée des articles qui paraissent le lendemain", indique l'éditrice du Wall Street Journal, Karen Eliott House. Le défi est d'autant plus grand que Morgan Stanley génère une importante couverture négative dans la presse financière étant donné ses piètres performances boursières et l'autorité contestée de son chef de direction.

Morgan Stanley n'est d'ailleurs pas le premier annonceur à vouloir contrôler l'environnement éditorial dans lequel ses publicités paraissent, de telles demandes allant même augmentant depuis quelques années, selon un éditeur anonyme cité par Advertising Age.

Le Wall Street Journal a reçu la part du lion des dépenses médias de Morgan Stanley l'an dernier, soit 10,5 millions$US, selon TNS Media Intelligence. Business Week, le Time et Newsweek ont pour leur part tous reçu plus de 2 millions$US chacun.

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