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Dans la famille blig-bling, je demande les Chav !

Chav, vous avez dit Chav ? Aucune traduction pour ce mot barbare et pourtant ils débarquent ! Alors, « What the hell is a Chav  » ? Réponse sur le site de cette nouvelle tribu urbaine, www.chavscum.com , qui annonce la couleur : « imaginez le Jerry Springer Show à la télé, le Chav en serait la guest star parfaite ! » Voyez par vous-mêmes : ils s'épanouissent partout au Royaume-Uni, font la couverture des tabloïds et leur style et leurs habitudes sont disséquées par les sociologues. Tous issus de la classe moyenne anglaise et largement influencé par la culture rap et hip-hop, ils chérissent les strass, embrassent une vie ostentatoire, souvent bien au-delà de leurs moyens, pour ressembler à leurs icônes et porte-bannières : Christina Aguilera, les Beckham ou le rappeur 50 Cent. Ils ont élu domicile dans les centres commerciaux des périphéries urbaines, ont troqués les biscuits du thé contre des hot-dogs, portent des casquettes Von Dutch, des baskets blanches, des chaînes en or qui brillent et des lunettes siglées, et promènent dans des Benz bleu pétrole des pitbulls à collier en diamants. Fanas des sigles tape-à-l'?il ils sont devenus les bêtes noires des marques de luxe qui d'abord ravies de voir arriver une clientèle jeune prête à y mettre les moyens, s'effraient maintenant de leur mauvais goût et de l'image qu'ils véhiculent auprès de leur clientèle élitiste. Chez Burberry par exemple on cherche la parade en fabriquant moins de casquette de base-ball tandis que les logos se font de plus en plus discrets. Pourtant même les beaux quartiers s'y mettent et les Jennifer Lopez fleurissent partout dans Chelsea mais aussi à l'étranger puisqu'on trouve les « Quillos » à Madrid et les « Bogans » à Sydney, cousins éloignés des Chavs de Londres. Attention, ils risquent bien d'investir rapidement le 16 ième et de venir arpenter le Passy Plazza le mercredi...
www.chavScum.com

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