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Le light en question.

À l'approche de l'été, périodes des régimes par excellence, l'agence de design Pulp s'est interrogée sur ce nouveau marché florissant qu'est l'industrie du light. Son étude, « L'idéologie de la légèreté ? Le light : filon ou mirage ? », part d'un constat simple : il y a une contradiction patente entre l'idée obsédante de la minceur dans notre culture et la croissance problématique de l'obésité, en particulier celle des enfants. Comment s'y prendre pour résoudre cette inadéquation entre une réalité et un idéal ?
L'analyse du marché de la minceur évoqué dans cette étude stigmatise de nouveaux comportements alimentaires qui en disent très long sur notre société. Partout le débat sur l'obésité fait rage, mais qu'en dit-on vraiment ? Souvent ce mal est associé à la pauvreté et au statut social qui en découle, et c'est cela qui rend difficile la promotion des produits light. Plus chers, plus « luxueux », les produits light ont de fait un réel problème d'image auprès du grand public. Pourtant l'idée du « manger sain » est une notion de plus en plus reconnue par ce même public, enclenchant par là de nouvelles habitudes de consommation. Derrière l'association de la minceur à la richesse, la beauté, le luxe et donc une certaine catégorie sociale, se cache une forte idéologie qui, on le voit bien, dépasse largement le domaine de la nutrition. Cette idéologie est d'ailleurs puissamment relayée par les médias et les industriels, cependant l'image renvoyée est bien plus complexe. Le light investit le quotidien et tous ses objets : le goût pour les lignes épurées, le blanc ou le transparent, l'intérêt grandissant pour le bio et les matières naturelles rendent compte de l'omniprésence du light dans nos vies. Les industriels répondent par un élargissement de l'offre light, qui est par ailleurs de plus en plus personnalisée, rejoignant la vogue du « coaching » (les réunions Weight Watchers par exemple) et par les fameux alicaments, sources de débats sans fin. Dans la mesure où le light semble devenir une valeur sociale plus large que l'alimentaire on ne doit pas passer à côté de ce marché qui demande un travail étroit sur la confiance entre toutes les parties prenantes.

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