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La défiance envers les multinationales américaines se creuse en Europe

Moins de 45% des leaders d'opinions européens se fient aux entreprises qui symbolisent l'Amérique, Coca-Cola (45%) et McDonald's (25%). Les Français se situent d'ailleurs dans cette mouvance, puisque 35% d'entre eux font confiance à Coca-Cola et seulement 21% à McDonald's. Tel est l'un des résultats majeurs du 6ème Baromètre de Confiance réalisé par Edelman (enquête menée auprès de 1 500 leaders d'opinion en France, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Allemagne, au Canada, au Japon, au Brésil et en Chine). Dans ce contexte, deux paradoxes émergent. D'une part, cette crise de confiance ne touche pas les entreprises américaines dans les nouvelles technologies. 62% des leaders d'opinion européens et 59% des français ont toujours confiance dans IBM ; Microsoft jouit, elle aussi, d'un fort capital auprès de 61% des Européens et de 62% des Français. D'autre part, la désaffection des entreprises américaines en France n'est pas réciproque ; elle ne touche pas les groupes européens qui sont implantés aux Etats-Unis. Par exemple, 58% des leaders d'opinion américains ont toujours confiance dans Danone contre 50% en 2004. Comme le montrent clairement les résultats du Baromètre, la crise de confiance des entreprises américaines en Europe est la conséquence de la perception négative qu'ont les leaders d'opinion de la culture américaine, de ses valeurs et du gouvernement actuel. 30% des Français, 31% des Allemands et 37% des Anglais affirment être « moins susceptibles » d'acheter des produits américains pour des raisons culturelles. 61% des cadres français, 56% des anglais et 49% des allemands invoquent, quant à eux, leur rejet de l'Administration Bush pour expliquer une telle réticence. « L'érosion de la confiance va au-delà de la seule antipathie envers l'Administration Bush ; elle pose plus profondément la question de la culture et des valeurs américaines » explique Michael Deaver, Vice-Chairman d'Edelman. « Les entreprises américaines doivent s'attacher à construire leur crédibilité en Europe en agissant au niveau "local" et en engageant un dialogue permanent avec les parties prenantes locales ».

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