La référence des professionnels
des communications et du design

Menace de grève au Journal de Montréal

Le Journal de Montréal pourrait vivre la première grève de ses journalistes depuis sa fondation si le syndicat de ceux-ci décide de déclencher un arrêt de travail, fort de l'appui presque unanime de ses membres reçu cette semaine.

Les négociations entre le Syndicat de l'information du Journal de Montréal et la direction de Quebecor sont rompues depuis lundi, mais la partie patronale espère que la nomination d'un conciliateur du ministère du Travail pourra relancer les discussions. Sans contrat de travail depuis le 31 décembre, les journalistes se sont prononcés mardi dans une proportion de 92% en faveur d'un mandat de grève illimitée, que leurs représentants pourront déclencher au moment jugé opportun. La création de postes à la salle de rédaction, la hausse des salaires, la limitation de l'utilisation de pigistes et d'employés à statut précaire sont au coeur du litige.

Le président du syndicat, Martin Leclerc, a déclaré que la grève serait déclenchée rapidement si rien ne bougeait, évoquant même la possibilité d'un arrêt de travail dès la semaine prochaine. Il s'agirait du premier débrayage des journalistes depuis la fondation du journal, en 1964, survenue alors que La Presse était elle-même en grève. Dans l'éventualité d'une grève au Journal de Montréal, le Syndicat de la rédaction du Journal de Québec a annoncé que ses membres ne collaboreraient d'aucune façon à la publication du quotidien montréalais.

"La menace d'un conflit de travail ne pèse pas sur les activités publicitaires du quotidien de la rue Frontenac, dit Gilles Lamoureux, vice-président, ventes, et adjoint à l'éditrice du Journal de Montréal. Du côté des annonceurs, il n'y a pas de craintes à avoir. Ce n'est pas la première fois que l'on fait face à ce genre de situation."

comments powered by Disqus