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Gomery: l'AAPQ contre le huis clos

L'Association des agences de publicité du Québec (AAPQ) s'est opposée, hier, aux demandes de huis clos et de non-publication formulées devant la commission Gomery, chargée de faire la lumière sur le scandale des commandites.

"Les agissements répréhensibles commis par une poignée de personnes ont éclaboussé la bonne réputation de l'ensemble des artisans de l'industrie québécoise de la publicité, a souligné le président de l'AAPQ, Yves St- Amand. Selon nous, la justice sera mieux servie si la commission démasque publiquement les seuls véritables responsables de ce gaspillage éhonté de fonds publics."

Trois personnes ont demandé au juge John Gomery, qui préside la commission, de décréter un huis clos ou un interdit de publication: Jean Brault, président de l'agence Groupaction, Charles Guité, ex-responsable au gouvernement fédéral du programme des commandites, et Paul Coffin, de Coffin Communication. Tous trois font face à des accusations criminelles en Cour supérieure du Québec, et les jurés pour leurs procès seront choisis à compter du 2 mai. Leurs avocats ont fait valoir que les témoignages présentés devant le commissaire Gomery pourraient créer des impressions défavorables sur les membres du jury.

"On comprend l'importance de garantir un procès juste et un jury impartial aux accusés, mais, étant donné toute la couverture déjà reçue dans les médias, nous ne croyons pas que les témoignages à la commission Gomery feraient la différence, poursuit Yves Saint-Amand. Et nous trouvons essentiel que le public et les médias puissent faire clairement le partage entre les membres légitimes et honnêtes de l'industrie québécoise de la publicité, et les individus qui ont trempé dans le fameux scandale des commandites." Outre l'AAPQ, les médias, représentés par l'avocat Mark Bantey, ont eux aussi contesté les demandes de huis-clos et de non-publication.

Le juge Gomery doit rendre sa décision mardi prochain.

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