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Camera Forbidden

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Elles sont toutes là, plus brillantes les unes que les autres, sur les cimaises du sous-sol du Palais des festivals. Elles, ce sont ces centaines d'annonces imprimées et d'affichage. Une présélection de la future shortlist de ce qui sera retenu tout à l'heure. Du génie pur parfois, de la simplicité, de l'humour fin et beaucoup d'intelligence. Et parfois même du texte. Oui, vous avez bien lu, du texte, des accroches, comme on en faisait dans le bon vieux temps. Je suis au paradis.

La meilleure pub du monde est là, sous mes yeux. Sous mes yeux aussi, un petit écriteau: camera forbidden. Sous mes yeux encore, et à ma barbe plutôt, des dizaines de photographes, asiatiques pour la plupart, mitraillent ou filment les chefs-d'oeuvre muraux. Quand je vous disais qu'à Cannes, il y avait un certain laxisme en ce qui concerne le plagiat.

Ironie des ironies, alors que nous photographions, Nadine France (notre photographe) et moi, cette scène, nul autre que le grand boss du festival cannois, Roger Hatchuel en personne, nous prend en flagrant délit. Sur le coup, on aurait dit deux gamins se faisant attraper dans le verger du curé en train de chiper des pommes. On lui explique et on rit bien. Je connais Roger depuis fort longtemps, et les choses s'arrangent. Je calculais que s'il commençait en personne à poursuivre tous les petits Chinois et leurs cousins Indiens et Japonais... Le pauvre Roger. Il me faisait penser à Louis De Funès dans le gendarme de St-Tropez. Après tout, ce n'est pas si loin, St-Tropez. Et il est vrai que ces voleurs-là lui ramènent quand même pas mal de dollars. Ça vaut bien une petite photo. À demain...


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