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Guerre de tranchées entre les acheteurs de Vidéotron

La dispute autour de l'acquisition du groupe Vidéotron s'est intensifiée, cette semaine.

D'un côté, Claude Chagnon, président de Vidéotron, a renouvelé, par la voix d'un communiqué, son soutien à l'offre d'achat de Rogers Communications, en déclarant qu'il ne vendra ni à Quebecor ni à personne d'autre, à moins que l'offre soit au moins de 70$ comptant par action. "Soyons clairs", a dit Claude Chagnon, "c'est la fusion avec Rogers ou nous poursuivrons notre œuvre avec nos 5 700 employés." Si Vidéotron ne parvient pas à être vendue à Rogers, le câblodistributeur québécois devra payer à Rogers une pénalité de 241 millions$ liée à l'échec de son offre.

De l'autre côté, Quebecor et la Caisse de dépôt et placement du Québec ont répliqué, hier, aussi par communiqué, en demandant à la famille Chagnon "d'examiner avec sérieux et en toute bonne foi" leur offre d'achat de Vidéotron — qui s'élève à 49$ par action. Quebecor s'y interroge par ailleurs sur les démarches des Chagnon auprès de la justice pour empêcher l'achat de leur entreprise, démarches qu'elle qualifient de "bidons" .

Le règlement du conflit devant les tribunaux doit survenir dans les jours qui viennent. Les Chagnon ont déjà annoncé qu'ils feraient appel d'une décision défavorable à leur égard.

Par ailleurs, le titre de Vidéotron a perdu 1,90$ à la Bourse, hier, pour clôturer à 33$.

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