La référence des professionnels
des communications et du design

Trois questions à François Morin

François Morin

L'industrie des relations publiques doit affronter l'exode des centres décisionnels et développer un rôle de conseillères stratégiques si elle veut continuer de se développer, croit François Morin, président de l'Alliance des cabinets de relations publiques du Québec (ACRPQ). Récemment nommé pour deux ans, le président de Morin relations publiques succède dans cette tâche à Francine La Haye, de National.

Quels objectifs souhaitez-vous donner à l'ACRPQ pour votre mandat?
L'un des grands défis de l'industrie des relations publiques est de faire face à l'exode des centres décisionnels des grandes entreprises vers Toronto et l'Ouest canadien. Nous croyons qu'en établissant des services de hauts standards au Québec, nous pourrons contribuer à retenir ces entreprises ici. Nous mettons donc de l'avant notre cote A+, qui atteste que les firmes membres de l'ACRPQ répondent à ces standards élevés.

L'industrie des relations publiques semble éprouver certaines difficultés à recruter. La formation offerte est-elle adéquate?
En fait, plusieurs diplômés en communication sortent des écoles chaque année et ils sont généralement bien formés. Malheureusement, ils sont peu attirés par les relations publiques. Ce sera notre travail de mieux leur faire connaître les possibilités qu'offre notre industrie.

Quant à la formation, il faudra nous assurer avec nos divers partenaires en éducation de bien répondre aux besoins créés par les nouvelles technologies. Les médias sociaux et Internet nécessitent de nouvelles pratiques, qui doivent être intégrées au cursus scolaire. Les étudiants devraient aussi tenter d'acquérir une spécialisation dans le domaine qu'ils souhaitent couvrir. C'est toujours un atout de taille.

Quels moyens l'industrie doit-elle prendre pour continuer de se développer?
L'un des moyens que nous préconisons pour hausser les revenus des firmes est de les engager dans le processus de gestion des entreprises. Ailleurs dans le monde, les boîtes de relations publiques ont souvent un rôle de conseillères stratégiques beaucoup plus grand qu'ici. En travaillant de près avec ces entreprises, plutôt que pour des projets ponctuels, les firmes sont mieux positionnées pour les conseiller sur leurs communications et leur développement stratégique. C'est ce que Morin relations publiques fait avec Garda depuis 1999. Nous effectuons de la vigie pour l'organisation, la conseillons et nous sommes intégrés dans la réflexion stratégique pour sa croissance.

comments powered by Disqus