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Maison & Objet, premières impressions

accessoires de cheminée d'Arik Levy
Bodo Sperlein pour Lladró
Fat Boy, Now
le stand de HC28
Missoni Home
Philippe Starck pour Baccarat
Stand du Pavillon Now

Le rendez-vous bisannuel de Maison & Objet prouve toujours que la déco est un domaine au coeur de la consommation des pays riches ou en voie de le devenir.

Plus de 3400 exposants (dont 400 faisant partie du salon Paris Meuble, récemment rapatrié dans le giron de Maison & Objet) ont présenté la semaine dernière aux acheteurs et médias leurs nouveautés.
Il y en avait pour tous les goûts et toutes les bourses, et il valait mieux savoir où l'on mettait les pieds avant de s'engager dans l'un des sept pavillons qui composaient le salon.
Côté décoration chic et de bon goût à la française (mais pas seulement), les amateurs se dirigaient vers Scènes d'Intérieurs où se trouvaient fabricants et éditeurs haut de gamme.
Difficile de décrypter des tendances dans cet univers où chacun revendique un style personnel. À remarquer: les meubles de l'éditeur First Time, dessinés par Éric Gizard, et ceux d'HC28 (nouvelle maison d'édition), conçus par François Champsaur, qui mêlent habilement laque et couleurs.
Du côté des éditeurs de tissus, c'est un peu plus net. Les motifs s'inspirent de l'Asie. On y retrouve de riches motifs colorés et autres dragons. Cette tendance se retrouve aussi sur la vaisselle, parfois travaillée de façon contemporaine.

En design contemporain, la section Now à elle seule valait le détour. On y retrouvait certains des grands noms du design, beaucoup d'Italiens pour le meuble, au point que tout cela ressemblait à un mini salon de Milan.
Certains des modèles présentés en avril dernier à Milan étaient ici montrés dans leur forme définitive et de production, comme le très beau canapé en cuir Skin de Molteni dessiné par Jean Nouvel.
Le Français Artelano joue la carte Urquiola avec des nouveautés signées par la vedette du salon, la plus Milanaise des Espagnoles: Patricia Urquiola. Baccarat, présent dans cette partie du salon, parie sur des grands noms du design pour renouveler son savoir-faire. Philippe Starck y présente une chaise bordée de cristal et un vase trompe-l'oeil.

La formule tradition-design fonctionne toujours, avec des noms comme Lladró. Ce spécialiste espagnol de la figurine en porcelaine, après avoir misé sur Jaime Hayon, table sur le Londonien Bodo Sperlein. A noter également la manufacture Reichenbach, qui poursuit sa collaboration avec Paola Navone, et Royale Tichelaar Makkum, qui réunit les noms les plus actuels du design hollandais.

La jeune maison d'édition Éno (Édition Nouveaux Objets), qui a beaucoup fait parler d'elle l'année dernière, mise toujours sur un fonctionnel efficace, mais pas ennuyeux: plateau-meule de Sébastien Bergne, mortier en marbre de Laurence Brabant, accessoires de cheminée d'Arik Levy...

Retour vers l'Asie, qui, décidément, marque ce salon; entre modernité "kawai" (mignon), comme chez Alessi, et artisanat séculaire, le Japon occupait une place importante. Là encore, le savoir-faire qui caractérise les artisans japonais passe aujourd'hui par le regard de designers qui l'actualisent. L'entreprise Yamagata Koubou, soutenue par le gouvernement japonais, en faisait la brillante démonstration.

article repris de Créativité Montréal 

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